Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté en faveur du prolongement de l’engagement des forces françaises en Syrie, mercredi 25 novembre.
La prolongation de l’engagement de la France en Syrie s’impose pour relever un défi double : remporter la guerre contre l’islamisme et mettre un terme à la submersion migratoire sans précédents par laquelle s’infiltrent des terroristes djihadistes pour toucher la France en plein cœur.
Afin d’anéantir l’Etat islamique, les frappes françaises doivent évoluer du symbolique à la contribution significative. Cette priorité doit conduire la France à abandonner son mimétisme vis-à-vis des Etats-Unis pour renouer avec sa tradition géopolitique de l’équilibre. Les frappes aériennes n’étant pas suffisantes pour remporter la guerre, il convient de les utiliser directement pour soutenir l’offensive terrestre des forces légales syriennes. Il faut accompagner la participation de l’Etat syrien, dans la lutte contre notre ennemi au Levant, d’une coopération de nos services de renseignement respectifs et d’une suspension des sanctions économiques asphyxiant le peuple syrien.
La mobilisation internationale voulue par François Hollande ne sera efficace que si notre pays revoit ses positions : le wahhâbisme de l’Arabie Saoudite et le double-jeu de la Turquie des Frères musulmans entrent en contradiction avec la nécessité d’éliminer les djihadistes dans les plus brefs délais. La réintégration de l’Iran dans le concert des Nations, à la suite de la levée de l’embargo, pourrait faire l’objet d’une attention particulière de la France dans la coordination des efforts contre l’Etat islamique avec nos alliés russes.
Il est impératif qu’une loi de programmation militaire exceptionnelle redonne à nos armées le matériel et les effectifs nécessaires pour endiguer la menace intérieure et extérieure du djihadisme mondial.