Je me souviens de mes professeurs de mathématiques qui, quand ils nous posaient problèmes et équations, nous demandaient de justifier nos réponses. Le résultat pouvait être finalement faux, mais il fallait pour obtenir une gratification minimale démontrer un esprit de logique dans la recherche de la solution, et expliquer sa démarche.

L’entre-deux tours de l’élection présidentielle autrichienne a donné lieu à un festival de mauvais résultats en mathématiques.

Si les commentateurs et journalistes usent et abusent habituellement des qualificatifs péjoratifs « d’extrême droite » à l’endroit des partis et personnalités  patriotes (pour faire court), cette fois-ci la répétition de l’expression était exponentielle. Le nom du candidat du FPÖ n’était bien souvent même pas cité, il n’était qu’un candidat d’extrême droite, issu d’un parti d’extrême droite, dans un pays dont le passé avait des relents d’extrême droite. D’ailleurs les médias français ont abondamment demandé son avis au Front National, leur extrême droite à eux. BFMTV a même cru bon de titrer, lui prêtant l’expression, que Florian Philippot se « réjouissait des bons scores de l’extrême droite ». Ce n’est pas la déontologie qui les étouffe… RTL  n’était pas en reste en illustrant un article d’une photo de Norbert Hofer, bras tendu comme un bon vieux nazi, lui qui ne faisait que saluer ses supporters lors d’une soirée électorale. Méthode tellement courante et grossière, qu’elle en devient anecdotique.

«  Extrême droite » répété en boucle donc dans les médias de propagande, par des nuées de jeunes journalistes tout juste démoulés de leur école de prêt-à-penser. On aurait aimé demander à l’un d’eux ce que signifie d’être d’extrême droite. Une définition sérieuse j’entends. Pas juste « Ah ben c’est le refus de s’ouvrir à l’immigration ».  En général on la définit principalement  par l’antiparlementarisme, l’autoritarisme, et  une doctrine raciale. Que ce soit en Autriche ou en France, aucun de ces trois critères n’est réuni. Le FPÖ comme le FN se présentent aux élections législatives, ont des élus, participent à des exécutifs, les dirigent même parfois (et plutôt bien), réclament la proportionnelle (mode de scrutin le plus démocratique qui soit). Doctrine raciale ? La nationalité n’est pas une race.

Ces partis dits populistes souhaitent en priorité défendre leur Nation et leurs nationaux, et ne revendiquent nullement des discriminations entre eux. En Autriche le FPÖ est classé comme libéral économiquement, eurosceptique, et national conservateur. Qu’y-a-t-il d’extrémiste en l’occurrence ? Le seul fait pour les Autrichiens de refuser l’invasion migratoire qu’ils subissent ?

Ces journalistes auraient-il eu la décence également de citer la moindre mesure proposée, pour qu’on puisse juger ? Aucune.
Pas la peine, puisqu’on vous dit que c’est l’extrême droite, on s’occupe de tout, et indignez-vous.

Enfin, qui a pris le soin sur les chaînes de désinformation en continu de nous donner la signification de FPÖ ? Parti Autrichien de la Liberté. Un parti extrémiste qui prône la liberté, on sourit. Notre liberté en revanche , c’est d’aller s’informer sur des médias libres, comme TV Libertés ou Boulevard Voltaire.

Alex Verrier, responsable du Front National pour Vaison-la-Romaine