Que l’on aime ou pas le football, l’ACA était un des fleurons du sport avignonnais. Un élément majeur du rayonnement sportif d’une ville qui, hormis quelques exceptions, en manque singulièrement.


Or, le sport de haut niveau a un rôle majeur d’entrainement et d’exemple pour le développement du sport pour tous. Mettre un bassin temporaire dans un quartier est certes sympathique, mais cela ne fait pas une politique sportive. En la matière, comme hélas sur bien d’autres sujets, la politique de l’actuelle municipalité ressemble davantage à celle d’une modeste sous-préfecture qu’à celle d’une ville au rayonnement international.

L’intérêt de la Ville doit toujours primer sur les petits clivages. Oui, la tentative de sauvetage de l’ACA a été organisée par Bernard Chaussegros. Et alors ? Le projet était bon, et l’objectif louable. Le rôle de la mairie aurait dû être de soutenir et d’accompagner ce projet dans le seul but de sauver l’ACA. De montrer que l’intérêt général devait primer sur les petites considérations personnelles.

Or, la municipalité, décidément perdue quand les enjeux la dépassent, a brillé par son absence. Elle porte de fait une lourde part de responsabilité dans le naufrage actuel, qui laissera des salariés sur le carreau, des supporters orphelins, une image sportive dégradée, des jeunes sans modèle ni motivation. Sans parler d’un grand stade désespérément vide.

Nous déplorons que, pour des raisons bassement politiciennes, la municipalité n’ait pas joué son rôle pour sauver ce qui pouvait encore l’être, et offrir, avec les investisseurs privés qui étaient prêts à s’investir, un espoir et un avenir pour l’ACA.

Philippe Lottiaux, groupe FN-RBM Avignon Bleu Marine