Communiqué d’Hervé de Lépinau,

Responsable du Front National pour la 5e circonscription de Vaucluse

 

Julien Aubert, désireux de prendre la défense du candidat Fillon, empêtré dans l’affaire que l’on sait, vient de commettre un billet dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dans lequel il estime que le « Penelopegate » ne devrait pas exister : « Sur le caractère présumé fictif de l’emploi occupé, normalement vous y avez recours lorsqu’il s’agit d’augmenter sans le dire le revenu de quelqu’un, à moindres frais». Or, poursuit, le député de la 5e circonscription de Vaucluse : « Dans le cas de François Fillon, je vois mal pourquoi il se serait donné cette peine. À l’époque des faits, la non-consommation de l’enveloppe collaborateurs revenait de droit au député employeur. Dès lors, si l’idée était d’augmenter son revenu, nul besoin de passer par sa femme : il suffisait de n’employer personne ! C’était tout aussi légal, et encore plus simple ».

C’est faux ! « A l’époque », une partie seulement de l’enveloppe collaborateur était récupérable par le député, mais uniquement pour ses indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM), pas pour son compte personnel. Du reste, un courrier du service des affaires financières de l’Assemblée, daté d’octobre 2007, avait rappelé aux députés, qu’au mieux, les députés pouvaient récupérés 5495,66 euros par an – soit 458 euros par mois, loin des sommes évoquées – pour leurs frais de représentations, pas pour les besoins du ménage…

L’argumentation de M. Aubert, tirée par les cheveux, ne tient donc pas la route. Défendre l’indéfendable, une marque de fabrique chez M. Aubert ?