Communiqué de Philippe LOTTIAUX, chef de groupe Avignon Bleu Marine

Tous le reconnaissent : l’avenir d’Avignon passe par une action volontariste en matière de transports. Ce autour de deux axes essentiels : le projet de tramway et la LEO.

Concernant le tramway, notre position a toujours été claire : le tramway n’était sans doute pas une priorité, mais arrêter un projet aussi avancé serait stupide, car extrêmement coûteux pour le contribuable, avec des dizaines de millions, payés par les entreprises, jetés par les fenêtres.

Nous nous sommes toujours opposés, avec le maire du Pontet, à la ligne de la route de Lyon et du Pontet. Trop de nuisances pour les riverains, trop de risques pour le commerce de proximité. Nous avons également toujours dit que le passage rue de la République serait une incongruité.

En revanche, partir de l’Île Piot, avec le parking relais pour les nombreux gardois venant à Avignon, et aller jusque Saint-Chamand, en requalifiant le quartier Saint-Ruf, fait totalement sens. La réalisation de cette ligne peut être effectuée sans toucher à la DUP : rien n’oblige que les deux lignes initiales soient réalisées simultanément. Elle peut donc être réalisée rapidement.

Durant ce temps, la prolongation jusqu’Agroparc doit être étudiée, car elle paraît aujourd’hui nécessaire. Pour les entreprises, qui financent ce tramway, pour les étudiants qui doivent pouvoir facilement relier le centre-ville, et pour l’ensemble des salariés et habitants de ce nouveau quartier. Sa réalisation pourrait être effectuée dans la foulée de la première ligne.

Cet axe doit être la colonne vertébrale d’un renouveau des transports en commun, qui ensuite pourra se décliner avec des bus en site propre. Mais ces bus n’ont en aucun cas l’attractivité d’un tram. Et sont également très coûteux. Il serait donc inconséquent, aujourd’hui, de renoncer au Tram. Ce seraient des dizaines de millions gaspillés, une chance de relance économique gâchée, et des années perdues.

Des années, nous en avons déjà perdu beaucoup avec la LEO. Elle est indispensable, pour des raisons tant économiques qu’environnementales, non seulement à Avignon, mais aussi à notre agglomération.

Le motif est connu ; « le tour de table n’est pas bouclé », « l’Etat ne participe plus », etc.
Au regard des difficultés budgétaires des uns et des autres, il faut à un moment être clairs : la LEO, pour ses tranches 2 et 3, ne sera jamais financée avec des fonds publics. Aller faire la danse du ventre devant M. Valls ou M. Vauzelle, comme le fait le Maire d’Avignon, est totalement inopérant, et ne sert qu’à amuser la galerie. Dans 10 ans, nous serons encore au même point.

La seule solution est de confier cette réalisation au privé, avec une concession partiellement financée par les fonds publics, et qui en contrepartie sera payante. Cette concession doit inclure les tranches 2 et 3, avec d’une part un tracé modifié jusqu’à l’aéroport, et d’autre part la réalisation du fameux nouveau pont sur le Rhône.

Le nombre de véhicules concernés permettra de proposer des tarifs adaptés, voire une quasi-gratuité pour les habitants de l’agglomération. Elle permettra de soulager les 22 000 avignonnais qui habitent en bord de la Rocade. Elle redonnera un dynamisme économique à Avignon. Et là encore, la réalisation de cet ambitieux investissement sera créateur de nombreux emplois.

Une ligne de tram et une LEO concédée, tels sont les objectifs à se fixer pour réaliser rapidement des investissements nécessaires pour notre agglomération. Encore faut-il sortir des postures qui ne servent qu’à gagner du temps et des parti-pris idéologiques de la gauche.