Marion Maréchal-Le Pen interroge Mme. la ministre des outre-mer sur l’exploitation du nickel en Nouvelle-Calédonie.
Au mois d’août, la Nouvelle-Calédonie a été le théâtre d’un conflit opposant le gouvernement local aux mineurs et aux transporteurs de nickel. Ces derniers réclament l’ouverture d’un canal d’exportation vers la Chine afin de maintenir leurs activités et celles de leurs sous-traitants. Le gouvernement local, habilité ès qualité à la gestion des questions du nickel, s’oppose, avec le soutien des partis indépendantistes, à l’ouverture de nouveaux marchés au nom du schéma minier calédonien qui autorise les exportations vers les clients traditionnels (Japon et Australie) sans prévoir l’ouverture de nouveaux marchés d’exportations.
Le protocole d’accord, signé le 28 août, indique que les demandes d’exportations chinoises des mineurs seront soumises prochainement au Groupe technique des présidents et signataires de l’accord de Nouméa, en charge de la stratégie nickel, puis au gouvernement local. Le nickel calédonien, représentant 25% des ressources mondiales, constitue un secteur clé politisé par ceux qui cherchent à préparer l’indépendance de l’archipel et son financement. Ainsi, la Province Nord, indépendantiste, tente d’imposer à l’ensemble des provinces une stratégie où la maitrise des ressources se concentre dans les mains de la collectivité, notamment par l’intermédiaire de l’expansion de sa société minière, la SMSP.
L’exploitation du nickel constitue un enjeu tant pour les Calédoniens que pour la puissance industrielle de la France. C’est pourquoi, elle demande si le gouvernement entend nommer un expert indépendant pour analyser la situation minière de l’île afin d’outrepasser les réflexes claniques. Elle voudrait savoir ce qu’envisage l’Etat, premier acteur économique de l’île via les transferts publics, pour préserver l’équilibre et le partage des richesses issues des minerais au bénéfice de tous les habitants et acteurs industriels de Nouvelle-Calédonie.