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En instituant ses « noëls insolites », l’équipe municipale emmenée par F. Adolphe a, en quelque sorte, anticipé la décision prise par le Conseil d’Etat sur les crèches le 9 novembre dernier.

La désacralisation de la fête de Noël est aujourd’hui achevée, au nom du « vivre ensemble » et du laïcisme. Les juges se fondent en effet sur la «pluralité de significations des crèches qui présentent un caractère religieux mais sont aussi des éléments des décorations profanes installées pour les fêtes de fin d’année ». Ils considèrent que «leur installation temporaire à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse».

Il convient de «tenir compte du contexte dans lequel a lieu l’installation, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux et du lieu» choisi. Une distinction est ainsi opérée entre «bâtiments publics», où les conditions sont plus sévères, et «autres emplacements publics». Dans les premiers, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche ne peut être installée, sauf si son «caractère culturel, artistique ou festif» est établi. Dans les seconds tels que parvis de mairie, marchés de Noël, sa présence est légale pendant la période des fêtes de fin d’année. Mais, là encore, à condition d’éviter tout prosélytisme. En d’autres termes, le Petit Jésus a t-il encore sa place dans la crèche, Lui qui doit demeurer le centre de toutes les attentions ?

Nos traditions, expressions vivantes des racines chrétiennes de la France, sont rabotées par ceux-là même qui ne trouvent rien à redire quand il s’agit du port du burkini ou de l’expression de revendications confessionnelles étrangères à notre culture et notre histoire.

Aussi, permettez-nous de vous souhaiter un Joyeux Noël, tant que nous en avons encore le droit !

Hervé de Lépinau