Le 26 mars 1962, une semaine après les accords d’Évian, l’armée française fait feu sur des manifestants non armés à Alger.
C’est le massacre de la rue d’Isly.
Cinquante-six ans plus tard, jour pour jour, les pieds-noirs du Vaucluse commémoraient la tuerie lundi au cimetière Saint-Véran. « Un crime d’État » a même dénoncé la présidente de l’Anfanoma, Josette Goilliot-Xicluna, qui au nom des rapatriés d’Algérie réclame « les excuses de la France. » « Point d’oubli pour les 150 000 harkis et leurs familles […] livrés au FLN. Point d’oubli pour les milliers d’Européens enlevés et portés disparus.
Point d’oubli pour l’épouvantable boucherie du 5 juillet 1962 à Oran, où 700 pieds-noirs et plus d’une centaine de musulmans pro français furent massacrés », a-t-elle poursuivi.
Aux yeux des rapatriés, la volonté de « réconcilier les mémoires », proclamée par le président Macron n’est « qu’un voeu pieu », tant que le gouvernement dirigé par des anciens du FLN ne reconnaîtra pas les massacres et atrocités commises à l’encontre des civils et des harkis. Et tant que notre gouvernement ne reconnaîtra pas ses responsabilités dans la fusillade du 26 mars ainsi que l’abandon de ses ressortissants », a-t-elle conclu.