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Avignon, le 27 mars 2017

Dans un communiqué en date du 24 mars 2017, Mme Lagrange, candidate socialiste aux élections législatives, déverse sa haine à l’égard du Front National : la routine, dirons-nous. Pour quelle raison ? Parce que j’ai osé m’aventurer sur la supposée chasse gardée de la gôche, à l’occasion de la conférence de presse du prochain festival d’Avignon. Emettre la moindre critique – tant sur le plan budgétaire qu’au plan programmatique – relève tout simplement de l’hérésie et vous vaut le bûcher sur la place du Palais des Papes ! Cependant, je prends le risque, quitte à être relapse, de répondre à Mme Lagrange qui s’érige en papesse de la Culture. Mme Lagrange affirme que «  les élus ne sont pas là pour enlever de l’argent aux artistes et aux créateurs ». On est bien d’accord. Faut-il rappeler à Mme Lagrange que l’une des premières décisions prises par la majorité à laquelle elle appartient, a été de diminuer (au bout d’un an de mandat, à peine !) la subvention municipale allouée au Festival de presque 50 000 euros.

Par ailleurs, Mme Lagrange en appelle au Code pénal – et à la censure – au sujet de certains commentaires postés par plusieurs internautes sur ma page facebook. Qu’elle soit assurée que je regrette ces propos que je ne cautionne en aucune manière. J’espère qu’en retour Mme Lagrange voudra bien supprimer les commentaires postés sur sa page, commentaires qui insultent les millions d’électeurs Front National : « incultes racistes et haineux », « nous n’allons pas les laisser diffuser leur venin d’hydre(…) et saurons mettre à bas sa sale tête… »

« L’art doit être libre et il n’est pas tolérable qu’il soit pris en otage par des basses manœuvres politiciennes », affirme Mme Lagrange. Encore une fois, nous sommes bien d’accord. C’est pour cela que l’art n’est ni de gauche, ni de droite, n’en déplaise à la gôche.