lavande

La lavande, à son tour, menacée par l’union européenne.

Après les producteurs de cerise dont la pérennité est menacée par les règlements bruxellois, ce sont maintenant les producteurs de lavande et quelque 980 000 emplois associés dans la filière cosmétique en Europe qui risquent de disparaître pour les mêmes raisons.

La règlementation dite « REACH » (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des produits chimiques), visant à protéger les consommateurs européens des produits chimiques, ce qui est louable en soi, prouve une nouvelle fois qu’une gouvernance européenne intelligente et adaptée est impossible.

L’huile essentielle de lavande, fabriquée par la plante elle-même, est désormais considérée comme un dangereux produit chimique pour lequel une « carte d’identité » devra être établie,  et dont les taux devront être sensiblement revus à la baisse en parfumerie.

Cette « carte d’identité » est une aberration dans les faits puisque la qualité de l’huile dépend du soleil et du sol entre autres. Donc, ce qui est valable pour de l’eau de javel par exemple, ne l’est pas, au demeurant, pour une plante. D’autre part, réduire les taux en parfumerie de façon drastique de cette huile potentiellement allergène, soi-disant, conduira purement et simplement à l’arrêt de la production.

La lavande et son huile essentielle sont utilisées depuis des siècles sans avoir jamais menacé la santé de quiconque. Est-ce donc par bêtise ou par ignorance que de tels règlements sont élaborés par des technocrates payés rubis sur l’ongle par le contribuable ?

L’Europe ne doit plus mettre son nez dans nos flacons de parfum ou nos barquettes de cerises. Laissons ceux qui ont le vrai savoir et le vrai savoir-faire travailler, comme ils l’ont toujours fait, de façon remarquable, sans règlements ineptes ni technocrates ignares dont ils n’ont nul besoin.