Sécurisation de l’emploi : une loi de régression sociale

L’UMP en rêvait, le PS l’a fait.

Sous le nom trompeur de sécurisation de l’emploi, le gouvernement entend inscrire dans la loi l’accord interprofessionnel signé le 11 janvier dernier avec trois syndicats de salariés.

Ce texte ne prévoit rien pour les petites entreprises alors qu’elles devraient concentrer l’attention des pouvoirs publics. Par contre, elle va permettre aux grandes entreprises de détricoter le droit du travail en abaissant les salaires et les heures payées en cas de difficultés conjoncturelles. Les multinationales pourront de la sorte exercer un chantage permanent à l’emploi.

La France s’inscrit ainsi dans la « course au moins disant social », qui caractérise l’euromondialisme et ses frontières ouvertes à une concurrence exacerbée.

Pour nous, la sécurisation de l’emploi passe d’abord  par une reconstruction de nos industries à l’intérieur de frontières nationales ou européennes assurant une protection minimale au producteur comme au consommateur.

En conséquence, les élus du Front National / RBM ont donc voté contre ce texte en première lecture : dans sa version actuelle, le compte n’y est pas, que ce soit pour les salariés ou pour les TPE.