Baisse des allocations familiales : une atteinte au pouvoir d’achat des classes moyennes et à la natalité française !

Le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, Gérard Bapt, a proposé des pistes d’économies dans la branche famille de la Sécurité sociale qui consisteraient à diviser par deux les allocations familiales au-delà d’un certain niveau de revenus et à supprimer pour ces mêmes familles le complément mode de garde.

Cette mesure envisagée, contrairement aux déclarations du député, est attentatoire au principe d’universalité des allocations familiales, l’un des fondements de la poliitique familiale de la France, vu qu’elle introduirait une variation du montant des prestations en fonction du revenu.

Par ailleurs, les plafonds évoqués par le député (53 000 euros de revenus pour une famille avec deux enfants, 61 000 pour une famille avec trois enfants) méconnaissent la dure réalité financière de nombreuses familles appartenant aux classes moyennes qui seraient touchées par cette mesure.

Comme nous l’avions anticipé, la piste de la fiscalisation ou de la diminution des allocations familiales commence à viser les classes moyennes et ne concerne pas uniquement les foyers aisés.

C’est donc une atteinte de plus au pouvoir d’achat des classes moyennes.
C’est in fine un coup très dur porté à la natalité des familles françaises.

La fiscalisation ou la diminution des allocations familiales sont une obsession commune au PS et à l’UMP, qui revient régulièrement dans le débat public à l’initiative de ces deux partis résolument hostiles à une politique familiale française digne de ce nom. Le Front National demande donc au gouvernement de ne pas retenir les propositions du député Bapt.

A l’inverse, il appelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault à sanctuariser le budget des allocations familiales, et à le réserver en priorité aux familles dont au moins l’un des deux parents est français, notamment pour améliorer la natalité des familles françaises. Il rappelle par ailleurs que d’autres sources d’économies sont à privilégier (dépenses des collectivités locales, coût de l’immigration et de l’insécurité, contribution française à l’Union européenne, fraude sociale et fiscale).