Réaction à l’intervention de François Hollande
Il n’y avait pas grand chose à attendre de l’intervention de François Hollande.
Mais celle-ci a permis de confirmer un fait inquiétant : le président de la République ne semble pas du tout avoir conscience de la situation économique de la France et paraît ignorer les mesures nécessaires pour  son redressement.
On est frappé par le déni de réalité auquel se livre François Hollande : non, la crise n’est pas derrière nous, non, la reprise n’est pas là, non la production industrielle ne repart pas (elle a baissé de 0,4% en mai). Le président de la République vit-il dans le même pays que les Français ? Connaît-il les difficultés aujourd’hui éprouvées ? Sait-il que des millions de Français, chômeurs, retraités ou salariés pauvres, entrepreneurs en difficulté, souffrent ? Sait-il que les hausses d’impôts frappent aujourd’hui les classes moyennes et les catégories populaires ? Son autosatisfaction avait aujourd’hui quelque chose de profondément indécent.
Il n’a annoncé aucune inflexion de la politique menée depuis des décennies maintenant et qui met les Français sur la paille. Sur tous les sujets, on a le sentiment que le président s’enferme dans une doxa ultralibérale, et qu’en tous points, il continue la politique sarkozyste de soumission à des intérêts qui ne sont pas ceux du peuple français.
Il n’y a ainsi aucune réflexion sur les diktats que nous fait subir l’Union européenne, et l’austérité semble devenue l’alpha et l’omega de sa politique. Son jugement sur le protectionnisme a été très révélateur : « Penser qu’on pourrait faire du protectionnisme, ce serait d’une extrême gravité, ce serait s’enfermer ». François Hollande s’entête ainsi dans son refus des solutions pourtant appliquées par bon nombre de pays pour se réarmer dans la mondialisation. Il est dans une vision caricaturale de l’économie, et place le débat économique à un niveau très bas. Cela aussi est inquiétant.
L’optimisme du président était complètement dépassé également en  matière de services publics, de défense, de fiscalité : tout va bien, et François Hollande n’a pas l’intention de changer d’un iota sa politique pourtant suicidaire.
Au final, on a le sentiment qu’il a cherché à travers cette intervention à endormir les Français, pour mieux faire passer la potion amère de l’hyper austérité, celle voulue par l’UMPS, et pour éviter de faire vivre dans le débat public les vraies solutions pour sortir de la crise, celles que défend le Front National et qui sont les seules à même de relancer l’économie française et de préserver notre modèle social.