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C’est bien connu, il vaut mieux aller à la gamelle que de s’en prendre une. Julien Aubert est passé maître queux dans l’art de piocher dans le plat au bon moment. Celui qui avait honteusement négocié le retrait de la candidate du FN sur la 5ème circonscription contre un hypothétique plat de lentilles en 2012, pour ensuite se faire élire aux régionales de 2015 grâce au retrait de la gauche dans l’entre-deux tours, vient de rendre le tablier de la neutralité pour apporter bruyamment son soutien à François Fillon alors que le verdict des primaires de la droite et du centre ne sera connu que dimanche soir.

Cet éternel donneur de leçons revendiquait pourtant une neutralité de bon aloi, et somme toute logique, du fait sa qualité de président du comité d’organisation de la primaire pour le Vaucluse. Mais voilà, les beaux principes ne sauraient contrarier une boulimie d’ambition aiguisée par le parfum lancinant d’un maroquin ministériel sans doute espéré…

L’arbitre des élégances a pris fait et cause pour son champion alors que la partie n’est pas encore terminée. Moralité : ceux qui l’affronteront aux législatives en 2017 sauront que, de sa part, tous les coups sont permis. Quand il ne fait pas de la tambouille politicienne, le sémillant député de la 5ème écrit. Son dernier opuscule s’intitule « Salaud d’élu » : faux coup de gueule ou vraie biographie ?