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Julien Aubert continue dans ses obsessions « complotistes ». Elu en 2012, grâce au retrait déloyal de la candidate investie par le Front National – obtenu contre de vaines promesses d’investitures à venir et peut-être plus -, le député de la 5e circonscription de Vaucluse persiste et signe à vouloir faire croire que Marion Maréchal-Le Pen aurait été élue grâce à un arrangement avec les socialistes.

Pour étayer cette « thèse », M. Aubert est prêt à utiliser la première planche vermoulue du socialisme honteux qui se présente à lui. Dernier « indice » de ce complot, les déclarations de Christian Morand, ancien secrétaire de la section locale du PS à Cavaillon, (qui vient de rallier Emmanuel Macron), lequel déclare : « Quoiqu’ils en disent au PS, ils ont, selon moi, joué un rôle clé dans l’élection de Marion Maréchal-Le Pen dans la 3e circonscription de Vaucluse.» Commentaire de M. Aubert sur sa page Facebook : « Intéressant cet article où l’ancien secrétaire d’une section locale du PS explique noir sur blanc que ce sont ses amis qui ont joué un rôle dans l’élection de Marion Le Pen… » M. Aubert prend ses désirs pour des réalités car M. Morand n’explique rien « noir sur blanc »  mais émet un avis personnel, au demeurant infondé.

L’auteur de Salaud d’élu va-t-il crier au scandale en juin prochain dans l’hypothèse où il se retrouverait en mauvaise posture à l’issue d’une triangulaire, et que le candidat de la gauche refuserait de se désister alors que celui du Front National serait en tête ? Doit-on rappeler au sémillant député dans quelles conditions il est devenu vice-président de la région PACA ?

On attend d’un magistrat de la Cour des Comptes une plus grande rigueur – pour ne pas dire honnêteté – intellectuelle. Et en démocratie, on ne peut pas toujours gagner par défaut, même si on y prend goût.