Le Pontet, le 12 octobre 2016

C’est avec stupéfaction que j’apprends ce matin l’installation sur Le Pontet d’une dizaine d’immigrés clandestins qui ont transité par le centre de Bonpas, site où étaient concentrés jusqu’à présent les « migrants » de Calais envoyés là par le gouvernement.

Cette dizaine d’immigrés clandestins seront logés à l’AFPA, le centre de formation pour adultes du boulevard Emile Zola.

Cette implantation organisée par l’Etat s’est faite sans la moindre concertation avec la commune. Pire ! Nul n’a jugé utile de nous informer. Une fois de plus ceux qui nous dirigent manifestent le mépris le plus complet envers les élus locaux et, par voie de conséquence, envers les citoyens.

Certains diront que dix immigrés de plus ou de moins ne changent pas grand-chose à la vie d’une cité de 17 000 habitants. Cela pourrait même passer pour une évidence. Mais il n’en est rien. Pourquoi ?

D’abord, parce qu’ajouter de la misère dans une ville déjà fortement affectée par la pauvreté, la précarité, le chômage, n’a aucun sens. Ensuite parce qu’il s’agit aujourd’hui de dix migrants. Qui peut garantir que demain ce ne sera pas 20, 50, 100 ?

En tout état de cause, et puisque l’Etat nous a mis devant le fait accompli, je demande qu’au moins les Pontétiens soient informés sur la durée prévue de ce séjour, durée que nous souhaitons évidemment la plus brève possible. J’attends sur ce point un éclaircissement de la part de la préfecture. Il va de soi que j’informerai les Pontétiens de sa réponse ou de son absence de réponse.

Joris Hébrard, Maire du Pontet