assemblee
Question n° 28-00786 : du 16 juillet 2013
Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le Premier ministre sur l’ambition du Gouvernement de mettre en place une véritable diplomatie culturelle. La France, de par les âges, a toujours été un phare culturel pour le monde. Aujourd’hui, c’est l’une de nos principales valeurs ajoutés sur la scène internationale. Alors que les ministres des Affaires étrangères et de la Culture témoignent, dans la presse, de leur volonté commune de mettre en place une véritable diplomatie culturelle, la langue française doit en être un des instruments principaux. Vecteur de tout un peuple, d’une culture et d’une façon de pensée, cette langue était, jusqu’au traité de Versailles de 1919, la langue de la diplomatie internationale. Elle est encore une langue de travail à la Commission européenne, au secrétariat de l’Organisation des nations unies, au Conseil de l’Europe, à l’OTAN, à l’OCDE, à l’UNESCO, à la Communauté de développement d’Afrique australe, à la FIFA, etc. Ainsi, la récente loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), dite « loi Fioraso », dénote une volonté assumée de céder le terrain qu’occupe encore le français, ici dans l’enseignement supérieur et la recherche, au profit d’un anglais globalisant ; la France ne cesse de se faire de plus en plus discrète aux conférences internationales de la francophonie. Il lui est demandé d’expliciter le rôle que le Gouvernement souhaite donner à la langue française et s’il compte en faire une pièce incontournable d’une véritable diplomatie culturelle.