Chers amis,

Je ne boude pas mon plaisir aujourd’hui, mes amis, d’être parmi vous, de vous retrouver en cette belle journée du premier mai, jour de célébration de Jeanne d’Arc, la plus illustre des Françaises, notre héroïne, notre résistante et notre sainte-patronne.

Merci, merci à vous, merci à nos alliés de la ligue du nord qui sont venus d’Italie partager ce grand moment avec nous et permettez moi, évidemment, un salut chaleureux aux élus de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Bainville écrivait : « la France est une œuvre de l’intelligence et de la volonté ». Aujourd’hui la France vacille car nos élites ont empêché cette volonté en faisant de nous les déshérités d’une Histoire qu’ils considèrent comme honteuse, les déracinés d’un peuple qui n’existerait pas, les oubliés d’une civilisation qui ne serait, selon eux, qu’un fantasme.
Pour vouloir être français, mesurer cette valeur et sa consistance, il faut nous retourner sur le chemin des millénaires passés pour savoir ce que nous avons à défendre et y trouver la force et le courage nécessaires.

Il aura fallu quelques géants pour façonner notre Nation et la placer sur le toit du monde.
Déjà Vercingétorix marquait durablement en chacun de nous notre volonté de résister, ce désir de défier l’impossible, cette passion pour la liberté.
Nous devons notre civilisation et notre héritage chrétien à la volonté politique de Clovis qui a souhaité faire du royaume des Francs la première puissance d’occident. À Charlemagne, d’être les dignes fils des Romains. A Louis XIV, la splendeur. A Napoléon, la grandeur.

Inconsciemment, nous sommes marqués par l’empreinte de nos quarante rois, de nos deux empereurs, de nos Républiques, de nos soldats de l’An II et de nos poilus de Verdun, de nos aventuriers et de nos conquérants, de nos paysans et de nos écrivains, de nos ouvriers et de nos artisans.

Nous rêvons tous de marcher dans les pas de ces émérites serviteurs de la France.
 Je pense à Du Guesclin, à Jacques Cœur, à Bayard, à Sully, à Richelieu, à Mazarin, Colbert, Vauban, Choiseul, Gambetta, Jules Ferry… et tant d’autres… et si peu de temps pour tous les citer. Des hommes qui ont mis leur talent et leur vie au service d’une cause supérieure, comme nous, à savoir l’intérêt de la France !

Encore aujourd’hui, la France, n’en déplaise à certains, tiens une place particulière dans le concert des nations car l’humanité se souvient de toutes les avancées et inventions qu’elle doit à notre pays. Et ce dans tous les domaines : en matière d’architecture par exemple avec le classicisme, le néo-classicime, ou encore les beaux-arts. La montgolfière comme l’aérospatiale sont au départ des aventures françaises dont nous sommes encore d’ailleurs des acteurs de premier plan tout comme dans l’automobile. De Pierre de Fermat à Henri Poincaré, l’école française de Mathématique a toujours été l’une des meilleures du monde. Le père fondateur de la chimie fût également un Français : Antoine Laurent de Lavoisier. Depuis le 18ème siècle, les scientifiques français ont grandement contribué à l’amélioration des connaissances humaines dans le domaine de la physique avec, par exemple, René Descartes, Sadi Carnot ou encore Henri Poincaré pour ne citer qu’eux.

En médecine, encore aujourd’hui, les Français continuent de subjuguer le monde de par leurs compétences en matière de chirurgie du cœur ou de greffe.
 Au cours des années 70, les ingénieurs français ont été à l’origine de plusieurs innovations informatiques majeures : du micro-ordinateur assemblé, la carte à puce électronique, le minitel. Parmi eux, le polytechnicien Louis Pouzin est un des pères fondateurs d’internet.

De Chrétien de Troyes à Marcel Proust, la littérature Française est prodigue en écrivains de génie depuis toujours. Et rien qu’au 19ème siècle, elle a donné naissance à trois auteurs de renommée mondiale Alexandre Dumas, Honoré de Balzac et Victor Hugo.

Le cinéma comme la photographie sont des inventions françaises avec les frères Lumière, Nicéphore Nièpce et Louis Daguerre.

Depuis le 18ème siècle, la mode française irrigue le monde, tout comme la galanterie et la courtoisie, un trait particulier reconnu de la civilisation française, et tellement mis à mal aujourd’hui dans certaines parties de son territoire.

En matière de droit, d’économie, de philosophie. Les écoles françaises ont été et continuent d’être incontournables dans la pensée, tant et si bien qu’Henri Bergson en disait : « le rôle de la France dans l’évolution de la philosophie moderne est bien net : elle en est la grande initiatrice ».

Nous sommes également un peuple d’aventurier, de la Renaissance à Jacques Cartier, les Français se sont illustrés dans les grandes découvertes et dans l’exploration du monde.

Voyez, mes amis, tant de raisons, que je n’ai pu qu’effleurer devant vous, de s’enorgueillir de ce que nous sommes et de le défendre bec et ongles !

C’est seulement en se rappelant d’où nous venons et qui nous sommes, en respectant ceux qui ont fait triompher nos armes sur tous les champs de bataille et rendu nos idées universelles, que nous pourrons tracer le chemin de l’avenir.
Nous commémorons le souvenir de Jeanne car elle est une figure de notre roman national.
 Pour nous, la petite bergère de Domrémy n’est pas seulement la libératrice d’Orléans, l’étendard de la reconquête face aux Anglais ou encore le symbole magnifique d’une conscience nationale.

Jeanne est bien plus que cela. Elle est notre miroir. En regardant sa destinée extraordinaire, nous nous rappelons qui nous sommes et nous reprenons foi en notre avenir commun.
 Nous sommes un peuple fier, courageux, impétueux même. Nous sommes un peuple d’ingénieurs, de poètes et de guerriers. Nous sommes un peuple qu’aucune armée n’a su mettre durablement à genoux et qui ne pliera certainement pas, ni aujourd’hui, ni demain, sous le joug des bureaucrates de Bruxelles. Alors pour conclure en ce premier mai, fête de Jeanne d’Arc, je souhaiterais simplement que nous ayons tous une pensée pour ceux qui nous ont légué ce pays que nous aimons tant.

C’est à nous désormais qu’il incombe d’assumer la responsabilité de cet immense héritage. Cet immense héritage qui nous honore et qui nous oblige. Notre devoir avec Marine Le Pen et le Front National, est de tout mettre en œuvre pour le sauver, afin que puisse s’accomplir l’unique mission qui importe vraiment : le transmettre, à notre tour, à nos enfants.

Vive, le Front National, vive Marine Le Pen et vive la France !