Question n° 21-00063 : du 22 mai 2013

Mme Marion Maréchal-Le Pen alerte M. le ministre du redressement productif sur les conséquences des délocalisations des entreprises textiles françaises. L’effondrement d’un immeuble à Dacca au Bangladesh, et ses plus de 1100 victimes, rappelle que les bas prix pour les consommateurs occidentaux ont un coût : celui de l’esclavagisme d’hommes et de femmes, rendu possible par les lois sur le libre-échange. Les entreprises françaises du prêt-à-porter ont globalement nié, en dépit des preuves rapportées par la presse, avoir eu recours aux ateliers de Dacca. Le principe semble être le même que dans l’agro-alimentaire : une soif de profits et une course aux prix les plus bas s’exerçant au mépris des plus élémentaires normes sociales et environnementales. Aussi, il est plus que jamais nécessaire d’imposer une déontologie aux entreprises de prêt-à-porter ou d’équipement sportifs, relayée par une traçabilité de leur production afin d’avertir plus clairement les consommateurs. Au moment où notre pays connait de grandes difficultés, un retour de la filière textile en France serait également souhaitable. Il est demandé au ministre s’il entend prendre des mesures en ce sens et comment il compte sensibiliser les entrepreneurs français du textile aux conséquences des délocalisations de leur production et moraliser leurs conditions de sous-traitance.