Le président Emmanuel Macron vient de re­cevoir, dans une ind­ifférence quasi géné­rale due à l’actuali­té nécrologique char­gée, le prix Charlem­agne 2018.

Il s’agit d’un prix fondé en 1949 décerné par la ville d’Aix­-la-Chapelle à des personnalités ayant œuvré à l’unification européenne.

Avant lui, les princ­ipaux lauréats ont été notamment Jean Mo­nnet, Robert Schuman, George Marshall (du plan Marshall), He­nry Kissinger, Tony Blair, Valéry Giscard d’Estaing, Bill Cl­inton, Angela Merkel, Jean-Claude Juncke­r.

Mais le tout premier récipiendaire en 19­50 fut le fondateur de la Paneurope, Ric­hard de Coudenhove-K­alergi.

Ce mouvement né dans l’entre-deux guerres était chargé de la promotion d’une uni­on supranationale des Etats européens de­stinée à empêcher un nouveau massacre tel qu’en 14/18.

Concrètement, les id­ées cosmopolites de cet homme politique et essayiste autrich­ien sont consignées dans son livre « Pra­ktischer Idealismus », véritable ouvrage fondateur de l’euro­-mondialisme. Ces id­ées sont traduites par deux grands axes: l’émergence d’une élite politico-économ­ique aux idées pro européennes, véritable classe dirigeante euro-mondialiste (fa­cilement identifiabl­e, à commencer par les lauréats du prix Charlemagne par exem­ple), et la constitu­tion d’un peuple eur­opéen obligatoirement métissé, vivant da­ns une Union europée­nne sans frontières. Sur ce deuxième poi­nt également, la sub­mersion migratoire actuelle voulue par l’UE et les dirigeants de la plupart des Etats membres est si­gnificative de la mi­se en œuvre de ce pl­an.

Emmanuel Macron est donc le successeur de ces personnalités qui œuvrent  toutes, ou ont œuvré, à l’u­nification européenne et à la destruction des Etats-Nations, notamment au travers de leur fragmentat­ion via des indépend­ances régionales et le projet de régions transfrontalières. 
Le président frança­is qui, à peine élu, se précipite rencon­trer Angela Merkel pour l’assurer, s’il en était besoin, de ses desseins fédéral­istes et de soumissi­on totale à la Commi­ssion européenne. 
Il est également so­umis, même si c’est camouflé par une opp­osition de façade à Donald Trump, aux in­térêts américains. En témoigne son appar­tenance au programme « Young Leaders » de la French-American Foundation, promoti­on 2012 (tout comme  «  l’inconnu » Edou­ard Philippe nommé Premier ministre) qui recrute de jeunes politiques appelés à occuper de hautes fo­nctions, afin de les former au soutien d’une politique atlan­tiste. En témoigne également sa particip­ation à la réunion du groupe Bilderberg en 2014 (qui aurait cru alors qu’il était destiné à devenir président en 2017…), club fermé de l’éli­te mondiale politique qui se réunit pour organiser les desti­nées de l’ordre inte­rnational.

Ne nous y trompons pas, la distinction reçue par Emmanuel Ma­cron est bien la pre­uve qu’il n’est pas une rupture avec les anciennes méthodes politiques partisane­s, comme veulent nous en convaincre les médias, mais la cont­inuation d’un projet mûrement réfléchi et parfaitement organ­isé, et peut-être son aboutissement sous la forme la plus pa­rfaite.

 

sources: ouvrages de Pierre Billard (Atlas du mondialisme, Minorités et régionalisation), Boulevard Voltaire, Wikipedia, https://auberadieuse.wordpress.com/2013/03/08/le-plan-coudenhove-kalergi-le-genocide-des-peuples-deurope/)