Jeudi 10 mars 2016 avait lieu à Apt l’élection du nouveau président du Parc Naturel Régional du Luberon par le comité syndical composé de délégués municipaux, d’élus des départements du Vaucluse et des Alpes de Haute Provence et de la Région PACA. Les élus du Front National siégeant dans cette assemblée ont refusé de prendre part au vote. En effet, le Front National n’a jamais été un fervent défenseur de ces structures qui viennent s’empiler sur d’autres structures existantes, qui sont extrêmement coûteuses pour le contribuable et qui apportent aux locaux beaucoup plus de contraintes qu’elles ne leur apportent d’avantages. Par ailleurs, dans les faits, il existe aussi une perte de souveraineté locale des maires des petites communes rurales au profit de ces parcs. Dans la forme et dans l’esprit, les parcs naturels sont un peu l’Union Européenne et ses affres transposés à la campagne… Non merci ! Dans ces conditions, il n’était donc pas cohérent que le groupe du Front National revendique la présidence du PNR et encore moins que ses élus participent à l’élection du président d’une structure qu’ils ne souhaitent pas voir pérenniser. En outre, cette assemblée, composée pour partie d’élus régionaux, est donc issue du tripatouillage honteux des dernières élections régionales en PACA. En ce sens, elle n’est absolument pas représentative des courants de pensée pourtant majoritaires en PACA, notamment vis-à-vis de la pertinence des parcs. Le fait qu’un seul élu, comme par hasard socialiste, se soit porté candidat à cette élection, faisait enfin tomber le masque sur les accords d’arrière-boutique qui avaient dû se tramer entre les frères jumeaux de l’UMPS durant l’entre-deux tours des régionales dans notre région. Raison de plus pour les élus du Front National de ne pas prendre part à une telle mascarade.
Rémy Rayé, Conseiller départemental de Vaucluse, membre du comité syndical du PNR du Luberon

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