Emmanuel Macron sera à Carpentras, vendredi prochain, pour parler de sécurité. Pour dire quoi ? Qu’il se désolidarise de la politique désastreuse de François Hollande menée en la matière durant 5 ans ? Qu’il va renoncer à la politique de l’excuse ? Qu’il va mettre fin à une immigration débridée, incontrôlée, terreau de délinquance et de criminalité ? Evidemment, non. Emmanuel Macron va parler, comme à son habitude, pour ne rien dire : c’est ce qu’il sait faire de mieux.

A l’occasion de cette visite, Francis Adolphe, maire de la ville et fraichement libéré de l’étiquette socialiste, a déclaré qu’il accueillerait chaleureusement tous les candidats à l’élection présidentielle, excepté Marine Le Pen, pas suffisamment démocrate à son goût.  Qui donc est M. Adolphe pour décerner des brevets de démocratie ? Faut-il rappeler à ce monsieur que Marine Le Pen et le Front National ont la confiance de millions de Français et Françaises, de dizaines de milliers de Vauclusiens et Vauclusiennes et de milliers de Carpentrassiens et Carpentrassiennes ? M. Adolphe fait comme si cette réalité n’existait pas, certainement agacé par sa défaite aux dernières cantonales face au FN.

Francis Adolphe, arbitre des élégances morales, qui vient de démissionner du PS, après la disparition de Manuel Valls, est désormais à la recherche d’un nouveau mentor. Et l’homme de la finance internationale, de la vente de SFR à son ami Drahi, du démantèlement de joyaux industriels comme Alstom, est l’objet de son choix. L’appel de la gauche du fric, probablement… Les habitants d’une des villes les plus pauvres du 7ème département le plus pauvre de France apprécieront.