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Loin de tout sectarisme et « réflexe pavlovien », si souvent rencontré chez nos adversaires politiques, notamment ceux qui se disent de droite…

Vu dans Le Salon beige du 2 juin 2016

Le maire FN de Camaret Philippe de Beauregard vient d’adresser une lettre de soutien au député LR du Doubs Mme Annie Genevard, récemment prise à partie à l’Assemblée nationale par le Ministre de l’Education nationale. Philippe de Beauregard y expose sa propre expérience de maire, y exprime ses inquiétudes quant au contenu des cours et souligne son hostilité au renforcement d’un enseignement qui ne fait qu’éloigner les élèves concernés des perspectives d’intégration.

« J’ai été choqué par le mépris et la brutalité avec lesquels la ministre de l’Education nationale, Madame Najat Vallaud-Belkacem, a répondu à votre question d’actualité posée à l’Assemblée au sujet de l’extension de l’enseignement des langues et culture d’origine à la prochaine rentrée scolaire. Je tenais par conséquent à vous assurer de ma solidarité et je vous propose de partager mon expérience.

En tant que maire concerné par ce dispositif qui est appliqué dans deux des écoles primaires de ma commune (une trentaine d’élèves turcs et marocains), j’ai été moi-même amené à demander des précisions à l’Education nationale sur le contenu des cours et la qualification des enseignants. J’ai émis de très sérieuses réserves auxquelles je n’ai malheureusement pas obtenu de réponse satisfaisante à ce jour.

Sur le fond, le dispositif s’appliquant à des élèves pour la plupart en grandes difficultés scolaires dont les familles peinent elles-mêmes à maîtriser notre langue, j’estime que la priorité est de renforcer l’apprentissage du français. Proposer à ces enfants des cours de langues maternelles ne peut malheureusement que les éloigner d’une perspective d’intégration. Tel était l’objet de votre intervention et je partage totalement vos préoccupations. La députée de Vaucluse Mme Marion Maréchal-Le Pen avait posé une question écrite similaire le 3 février 2015.

J’ai découvert en outre en approfondissant ce dossier que le contenu des cours proposés par les enseignants étrangers, qui sont rémunérés par leurs ambassades respectives, présente parfois un risque de « catéchisme islamique », selon les termes mêmes d’un rapport du Haut Conseil à l’Intégration remis en 2013 à l’actuel Premier ministre. C’est le cas par exemple de l’enseignement du turc.

Au chapitre V du manuel du professeur intitulé « Foi, Islam et morale » (imprimé à Ankara), on trouve ainsi écrit :

« La procédure suivante facilite la mémorisation des sourates et des versets : on indiquera à la fin d’un cours la prière ou la sourate à apprendre pour le cours suivant, et on fera écouter plusieurs fois cette prière. On leur demande d’écouter les prières et sourates à la maison avant de les mémoriser. Il est expliqué qu’ils commenceront à les mémoriser quand ils prononceront correctement. On organise des travaux de groupe pour qu’ils s’entraînent. (…). Le représentant de chaque groupe vient au tableau. Ils lisent à voix haute les sourates/prières avec la classe. Lorsqu’on apercevra l’un des mots écrits dans les papiers qui sont entre les mains des élèves, on arrêtera de lire les prières avec la classe. On attendra que le représentant du groupe touche le papier contenant le mot à dire pour reprendre avec le mot où l’on s’est arrêté. Les membres du groupe peuvent diriger leur représentant à partir de leurs places. Le représentant/groupe qui trouve le bon mot à suivre gagne des points et on continue à dire la prière. On continue jusqu’à ce qu’on voit le prochain mot écrit sur le papier. Parfois il faut lire la prière ou la sourate sans s’arrêter, jusqu’à la fin. Et parfois on arrêtera de lire subitement, ce qui pourrait apporter de l’enthousiasme à l’activité. »

J’ai interrogé à ce propos, mais en vain, le Consulat général de Turquie, qui n’a cependant pas démenti l’usage de ce livre scolaire. […] »