Marion Maréchal-Le Pen a voté pour la prorogation de l’état d’urgence mardi 16 février.
Le péril islamiste, péril imminent, s’est encore illustré durant la période des trois premiers mois de l’état d’urgence : plusieurs projets terroristes avortés, attaques de militaires en opération Sentinelle. Plus de 600 ressortissants français combattent sous la bannière du djihadisme au Levant et au Sahel et des attentats de grande ampleur ont touché l’Afrique francophone où nos troupes sont engagées.
La prorogation de l’application de la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence oblige le gouvernement à obtenir des résultats probants dans la lutte contre le terrorisme. Certes, les mesures exceptionnelles mobilisées ont permis des centaines d’assignations à résidence, des saisies d’armes de guerre, le déclenchement de procédures judiciaires pour apologie de terrorisme. Néanmoins, pour accélérer la victoire sur le djihadisme, il est urgent que notre pays se dote enfin d’un arsenal juridique pérenne face à une menace permanente et prenne des décisions fortes: restauration des contrôles aux frontières, déchéance de nationalité, lutte contre le financement des mosquées salafistes, interdiction de retour des Français partis combattre pour une organisation terroriste. Les effectifs des forces de police et des juges d’instruction pour la lutte contre le terrorisme doivent être significativement réévalués.
Je resterai vigilante sur la mise en œuvre de cet état d’urgence qui ne peut être la solution ultime et permanente à la lutte contre le terrorisme ainsi que sur sa stricte utilisation au profit de cette lutte, le gouvernement ayant déjà détourné à plusieurs reprises ce dispositif pour des motifs politiques.