Une délibération votée en catimini par le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux (SMERRV), a modifié depuis cet été le mode de calcul de la part syndicale sur le volet de facture liée à l’assainissement collectif.
Jusqu’ici, les usagers payaient une part propre à la commune où ils résident, en fonction des investissements réalisés. Dès la prochaine facture, chacune des 29 communes adhérentes, soit 23 000 usagers essentiellement dans le Comtat Venaissin, sera soumise à la même part. Cette harmonisation va entraîner une augmentation pour les usagers de 25 des 29 communes concernées. Le prix du m3 d’eau va ainsi doubler dans la commune de Pernes en passant de 3,70 à 7 euros le m3 !
Cette décision a poussé plusieurs associations à monter au créneau. « On y voit beaucoup de précipitation et surtout aucune concertation. Le collège des usagers s’était réuni deux jours avant le conseil syndical et n’a pas été informé », explique Bernard François, président de l’association de défense des usagers de l’eau et de l’assainissement du canton de Pernes (ADUEA)
Parmi les élus ayant voté cette délibération se trouve le conseiller départemental Max Raspail. En bon socialiste, il est toujours très compétent quand il s’agit d’augmenter les prélèvements et semble plus préoccupé par le problème des migrants clandestins parachutés en Vaucluse que par les familles françaises dans la précarité qui ne pourront bientôt plus payer leur facture d’eau…
Vos élus FN refusent une telle augmentation des tarifs sans consultation préalable des représentants des communes et des usagers et demandent à ce que le SMERRV soit plus transparent concernant l’usage futur des 3 à 4 millions d’euros provoqués par la hausse des prélèvements . Sous prétexte de mutualisation entre communes, ce pactole n’est-il pas plutôt destiné à éponger des problèmes de trésorerie ou des investissements peu avouables ?
Julien LANGARD
Elu Front National à la Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin