Par Rémy Rayé, secrétaire départemental adjoint, fédération FN84

Bien souvent, et tout particulièrement en Vaucluse, nombre d’élus de la classe politique classique utilisent à l’envi le terme d’extrémisme pour désigner sans le nommer leur adversaire politique le plus sérieux, à savoir le Front National : « Les extrêmes, c’est dangereux », « tout cela fait monter les extrêmes », « ici, nous ne sommes pas tournés vers les extrêmes », « vous faites le jeu des extrêmes »… En grands pleutres et démagogues qu’ils sont, ils se gardent bien d’associer directement ce terme d’extrémisme au Front National de crainte, d’une part, d’être traduits devant la justice pour diffamation, mais surtout, de peur de froisser les quelque 40% de patriotes dont ils rêveraient de gagner la confiance et donc, les voix. Leur message est juste sibyllin et suggestif: « Les extrêmes… Suivez mon regard… ». Les médias, depuis des décennies, ont fait le reste du travail : ils ont inculqué cet axiome dans l’esprit de l’opinion : FN = extrémisme = intolérance, haine, racisme, xénophobie et, à terme, dictature, totalitarisme, guerre, peste, choléra, apocalypse, enfer… L’auditeur ou le téléspectateur dépourvu de sens critique, lorsqu’il entend ce terme « d’extrémisme » de la bouche de ses élus aux ordres, n’a donc plus qu’à appliquer dans un réflexe pavlovien le prêt-à-penser concocté par ses médias favoris pour savoir où regarder. De la part ce ces élus, cette technique de communication passablement lâche consiste à agiter un épouvantail sans avoir à opposer de contre-arguments ou à proposer des idées meilleures puisque, de toute façon, ils en sont dépourvus.
Le Front National est-il réellement une formation extrémiste ? Mais d’abord, qu’est-ce que l’extrémisme ? Selon le Larousse, il s’agit d’un « comportement politique consistant à défendre les positions les plus radicales d’une idéologie ou d’une tendance » (sic). L’adjectif « radical » revêt quant à lui plusieurs acceptions précisément applicables : « qui appartient à la nature profonde, à l’essence d’un être ou d’une chose (vice radical d’une constitution) ; qui présente un caractère absolu, total ou définitif (une transformation radicale des institutions) ; se dit d’un genre d’action ou de moyen très énergique, très efficace, dont on use pour combattre quelque chose (une action radicale contre la fraude) » (sic). Nous ne retiendrons que les deux premiers sens du terme « radical » pour expliquer l’extrémisme tel qu’il doit être compris, médiatiquement parlant, lorsqu’il est appliqué au Front National. Le troisième sens, en effet, est revendiqué par tous les partis mais, lorsqu’il s’agit de l’UMPS, seulement de façon incantatoire…
Rien dans la personnalité ou l’histoire personnelle des cadres nationaux ou régionaux, rien non plus dans le programme du Front National ne permet d’affirmer que cette formation est extrémiste. Ses propositions ne sont que des propositions de bon sens sous-tendues par l’amour de la France avec pour objectifs immédiats la sauvegarde et le rétablissement de notre souveraineté ainsi que la préservation de l’identité française dans toutes ses dimensions, physique, morale, culturelle… Ces politiques ont, pour la plupart, déjà fait leurs preuves sur notre territoire et sont en outre toujours mises en œuvre en de très nombreux points du globe comme le droit du sang, le protectionnisme économique, le contrôle des personnes et des biens aux frontières, la préférence nationale… Les dirigeants français qui les ont jadis initiées ou prolongées (dont les piètres héritiers se réclament parfois) étaient-ils extrémistes ? Les gouvernants étrangers (allemands, suisses, anglais, autrichiens, australiens, américains, japonais…) qui continuent de les appliquer le sont-ils tout autant ?
Le Front National en revanche, par le biais de ses élus et de ses cadres de terrain, côtoie bien souvent l’extrémité en ce qu’elle a de plus triste et de plus révoltant, tous ces cas désespérés que les élus et les pouvoirs publics ne daignent pas écouter, hormis en période électorale : ces cohortes de chômeurs aux abois qui n’attendent plus rien de Pôle Emploi, ces Français modestes qui ont travaillé toute leur vie, forcés de dormir dans leur voiture quand le clandestin passe ses nuits dans nos châteaux aux frais de la princesse, ces victimes de la délinquance, des menaces et des nuisances occasionnées par une immigration folle, ces parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, ces enfants qui ne peuvent même plus offrir d’obsèques à leurs parents, ces français qui ne peuvent plus se chauffer ou se soigner, ces commerçants, ces producteurs contraints au dépôt de bilan tant ils sont écrasés sous les charges, soumis à la concurrence déloyale et abandonnés dans la jungle du mondialisme…
Tous ces cas d’extrême détresse qui ne savent plus à quel Saint se vouer tant les pouvoir publics ont été vidés de leur substance et tant votre surdité s’aggrave de jour en jour, messieurs les donneurs de leçons, c’est vous qui les avez créés. L’extrémisme, en définitive, c’est vous ; c’est votre bilan, le résultat de vos politiques irresponsables, antinationales et, par-dessus tout, intéressées, prenant le bien-commun à rebrousse-poil. L’Europe et l’euro, dévastateurs pour notre économie, nos agriculteurs, nos entreprises, notre pouvoir d’achat, nos emplois : c’est vous ; l’immigration de masse, le laxisme en matière pénale, la préférence étrangère, les djihadistes « français » en Syrie ou en Libye: c’est vous. Le délitement de la société et la dissolution de la nation française : c’est encore vous. Vous êtes ces charlatans de la politique qui avez créé des millions de malades et qui refusez de les soigner faute d’avoir la conscience professionnelle et l’humilité qui vous pousseraient à remettre en cause vos protocoles de traitement pour le moins inefficaces. Vous êtes ces parents indignes qui avez dilapidé le formidable héritage, au sens propre et au sens figuré, que vous auriez dû léguer au moins intact à vos enfants.
Les Français n’ont que faire de vos grands mots. Ils ne croient plus à vos vaines chimères. Tout ce qu’ils attendent, c’est de guérir le plus rapidement possible et que leur pays, que vous avez coupablement déclassé, retrouve son rang multiséculaire. Point d’extrémisme là-dedans ; juste de la légitimité. Vous ne l’entendez pas ; le Front National, oui. C’est pour cette raison qu’ils se tournent de plus en plus nombreux vers les seuls qui les écoutent et qui pourront les sortir de votre piteux modèle.