QUESTION AU GOUVERNEMENT DE MARION MARECHAL-LE PEN

Question n° 46-00539 : du :17 novembre 2014
Mme Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la décision de fermeture de la trésorerie de Pernes les Fontaines (84), actuellement compétente sur un canton de six communes, soit 18000 habitants. Les arguments avancés par la direction départementale des finances publiques pour justifier cette décision ne sont manifestement pas recevables. Il est d’abord fait état de l’inactivité de la trésorerie qui pousserait le personnel à vouloir partir. Trois agents travaillent en effet au sein de cet établissement, un quatrième poste ayant été supprimé par le passé. Selon les élus et les syndicats, ce sous-effectif entraîne une surcharge de travail pour les trois agents, d’où peut-être leur souhait de partir, mais ce qui démontre surtout l’utilité de cette trésorerie et ce qui devrait aussi inciter la direction départementale à envisager un renforcement en personnel. Par ailleurs, des problèmes d’insalubrité ont été relevés pour motiver cette décision. De l’aveu de ces mêmes élus et syndicats, il ne s’agit pourtant que de défectuosités de l’équipement sanitaire qui ont été depuis résolues. La méthode de ne pas intégrer les élus locaux dans les décisions en lien avec le service public de proximité est en soi contestable. A y regarder de plus près, la fermeture de la trésorerie de Pernes les Fontaines n’est-elle finalement pas symptomatique d’une politique globale visant à supprimer progressivement les échelons de proximité tels que la commune, le département et, in fine, la nation pour les remplacer par des entités plus larges et toujours plus déconnectées du peuple et de ses réels besoins : l’intercommunalité, la région, l’Europe ? Toujours est-il que cette fermeture sera préjudiciable aux plus faibles et aux plus démunis comme les séniors, les personnes handicapées ou les personnes ne disposant pas de véhicule. Aussi, elle lui demande si la décision de fermeture peut être reconsidérée, les motifs étant au demeurant infondés et le risque de proposer un service public de qualité moindre car moins accessible étant bien réel.