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Pour cette première en Vaucluse, nous étions une soixantaine dimanche dernier au Rocher des Doms à Avignon pour rendre hommage à Jeanne d’Arc et déposer une gerbe au pied de sa statue. Etaient présents deux de nos élus départementaux, Hervé de Lépinau et Rémy Rayé – les autres étant à Paris -, de nombreux élus municipaux venus d’Avignon, du Pontet, de Carpentras, Jonquières et Bollène.

Cette cérémonie avait lieu au moment-même où Marine Le Pen, accompagnée de nos parlementaires, dont Marion, de nombreux élus dont nos conseillers régionaux de Vaucluse, et des dirigeants de notre mouvement, accomplissait ce geste à Paris, place Saint-Augustin.

A l’issue de cette cérémonie, nous étions une bonne centaine au Pontet pour un pique-nique au cours duquel nous avons pu écouter en direct le discours de Marine Le Pen à La Villette.

Allocution de Georges Michel, secrétaire départemental adjoint du Front National de Vaucluse 

Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour rendre hommage à Jeanne d’Arc, au moment-même où notre présidente accomplit ce geste à Paris, entourée de nos parlementaires, dont Marion, d’un grand nombre d’élus, des dirigeants de notre mouvement.

Jeanne d’Arc n’appartient pas au Front National. Jeanne d’Arc appartient à tous les Français, à la France. C’est pourquoi le Front National a toujours rendu à notre héroïne nationale les honneurs qui lui sont dus.

Jeanne d’Arc, c’est le peuple français qui prend conscience qu’il constitue une nation. Jeanne d’Arc, fille du peuple, quitte son village de Lorraine – une Lorraine, qui après des siècles d’histoire, de souffrances, n’a même plus le droit aujourd’hui de s’appeler par son nom. Jeanne d’Arc quitte son village pour aller dire au Dauphin qu’il doit être le maître en son royaume, que les étrangers n’ont rien à y faire. Jeanne d’Arc, c’est la prise de conscience par le peuple français que sa liberté est intimement liée à celle du roi.

Pas de liberté du peuple français sans la liberté du souverain.

Aujourd’hui, le souverain c’est le peuple. Et la souveraineté du peuple français est bafouée, chaque jour un peu plus. Notre pays n’est plus parcouru par les bandes anglaises mais il est ouvert à une immigration sans contrôle, ses lois ne sont plus que la transposition de directives édictées à Bruxelles. Ce que nous vivons est sans doute comparable à ce que vécurent nos ancêtres durant la Guerre de Cent ans. Jusqu’à la félonie ! Car comment ne pas appeler félonie ce que fit Nicolas Sarkozy en 2008 en signant le  traité de Lisbonne, contournant ainsi la volonté du peuple souverain, exprimée en 2005 par le référendum sur la constitution européenne.

Jamais le message de Jeanne d’Arc n’a été aussi actuel. Jeanne d’Arc nous montre que tant qu’il y a une seule personne, aussi modeste, aussi humble soit-elle, comme la bergère de Domrémy, qui croit encore à la France, rien n’est perdu.

Nous ne sommes que quelques dizaines ce matin, rassemblés autour de Jeanne. Et, Dieu merci, nous sommes des millions à croire encore à la France. C’est plus qu’il n’en faut pour nous convaincre que l’espérance est de notre côté. L’exemple de Jeanne nous guide.

Un Allemand, qui essayait de percer l’âme française, écrivait : « Comprendre que la Marseillaise continue la prière de Jeanne, c’est comprendre la France ». Alors, après avoir déposé une gerbe de lys aux pieds de Jeanne, nous chanterons la Marseillaise.

Vive Jeanne, vive la France.