COMMUNIQUE DE PRESSE : FRANCIS ADOLPHE DEFINITIVEMENT RECONNU COUPABLE DE VIOLENCES AGGRAVEES

Le maire de Carpentras, Francis Adolphe, a vu son pourvoi en cassation rejeté, de sorte qu’il est définitivement reconnu coupable des faits de violences aggravées sur son ex compagne. L’arrêt de la cour d’appel de Nîmes du 27 juin 2017 qui l’a condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis, 5000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction des droits civiques, civiles et de famille est à présent exécutoire.

Or, l’arrêt de rejet de la chambre criminelle de la cour de cassation est du 2 mai 2018, et malgré cette décision qui le déchoit de ses mandats, Francis Adolphe n’a pas hésité à présider la cérémonie du 8 mai, bardé de son écharpe de maire, alors qu’il n’est plus en droit de porter ces attributs du fait de l’inéligibilité immédiate découlant de la privation de ses droits civiques. Quand l’infamie le dispute au déshonneur…

Il doit être dans ces conditions relevé de l’ensemble de ses mandats de maire de Carpentras et de président de la COVE. Il est à cet égard surprenant que cette information capitale pour le Comtat Venaissin n’a pas été portée à la connaissance de la population alors que la décision remonte à 15 jours. Il a fallu, une fois de plus, que l’opposition fasse son travail de surveillance afin que la vérité soit portée au grand jour. Cette omerta pose cependant question.

Alors, quelles vont être à présent les réactions de sa majorité, des associations féministes, du député Morénas, de la secrétaire d’Etat Brune Poirson, des élus de la COVE, les toutes ces personnes qui le portent à bout de bras depuis des mois sans avoir la moindre considération pour la victime ?

Les élus du conseil municipal doivent prendre leurs responsabilités et démissionner, la majorité sortante étant discréditée pour avoir suivi et soutenu aveuglément un condamné de droit commun. C’est une question d’éthique et d’honneur. Et il appartiendra aux Carpentrassiennes et aux Carpentrassiens de se prononcer en leur âme et conscience sur l’équipe qui sera désormais digne de défendre les intérêts de notre Cité.

Hervé de Lépinau