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Julien Aubert à l’art de dire n’importe quoi avec une assurance qui force le respect. Passons sur ses jeux de mots éculés : il serait le député, je serais le dépité… L’édile affirme que je n’aurais qu’une ambition : être élu à l’Assemblée Nationale, pour mieux gagner la mairie de Carpentras en 2020 !

On pourrait bien évidemment rétorquer au contrefacteur du Rassemblement Bleu Lavande que l’histoire récente nous a démontré qu’être député n’est pas forcément un atout pour emporter la mairie du chef-lieu comtadin : a-t-il déjà oublié son score de 2014 aux municipales (14%) ? Et la loi sur le non-cumul, ça lui dit quelque chose ?

Il assure ensuite, avec l’assurance qu’on lui connait, qu’il « ne fera pas de reproche à ses concurrents » tout en lâchant, aimable : « J’appartiens à ceux qui sont entrés récemment en politique, contrairement à mes adversaires. C’est ça le renouveau.»

M. Aubert semble ignorer que j’ai commencé mon engagement en politique il n’y a que 10 ans, par la petite porte, en assumant modestement un mandat passionnant de conseiller municipal à Aubignan. J’ai ensuite été tête de liste aux municipales en 2014 à Carpentras, élections perdues à 306 voix du fait du maintien de M. Aubert, pourtant largement distancé, avec pour conséquence le maintien d’un maire socialo-communiste à la tête d’une ville résolument à droite…

Et pendant ces années, j’ai continué à exercer mon métier, payer mes salariés et mes charges, ces mandats successifs étant bénévoles. A 47 ans, fort de mon parcours, qu’il soit familial, social ou professionnel, je suis en mesure d’apporter à mes concitoyens une expérience qui n’a rien d’obsolète et qu’un passage à l’ENA ne pourra jamais remplacer.

La condescendance du sémillant député de la 5ème circonscription pourrait bien lui jouer des tours et obérer lourdement sa carrière politique: le 18 juin prochain, cette ambition qui espère les effluves de la lavande, pourrait bien sentir le sapin !