Par Philippe Lottiaux, conseiller municipal d’Avignon, conseiller communautaire du Grand Avignon, responsable du Front National pour les cantons d’Avignon.

La presse s’en fait régulièrement l’echo : le nombre des candidats au « djihad » se multiplie en France.

La politique étrangère irréfléchie du gouvernement, avec des rodomontades et une totale incapacité de mesurer les véritables enjeux géopolitiques, a sans doute contribué à renforcer cette tendance.

En tout état de cause, que l’on maintienne ces terroristes en puissance sur le territoire ou qu’ils reviennent après quelques mois en Syrie, ce qui devrait leur être totalement interdit, de tels actes méritant la déchéance de la nationalité française, pour ceux qui sont administrativement Français, ce sont dans tous les cas de véritables « bombes à retardement », dans tous les sens du terme et un véritable danger pour notre pays.

Cette radicalisation, notamment chez les jeunes, est particulièrement inquiétante. Elle est malheureusement la conséquence logique de l’extension d’un islamisme radical et revendicatif que la bien-pensance au pouvoir se refuse à constater et à combattre.

Les provocations se multiplient. Des quartiers entiers se radicalisent, avec à la clé des menaces sur les non-musulmans mais aussi sur les musulmans modérés qui souhaitent tout simplement s’intégrer et vivre en paix leur religion. Les exemples sont  de plus en plus nombreux. Avignon n’y échappe malheureusement pas, loin de là.

Et que fait-on, une fois encore ? Rien. Le constat est évident, mais la politique de l’autruche prédomine. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Nous nous gorgeons de mots creux sur le « vivre ensemble » et autres formules du genre. Mais ce n’est pas à nous qu’il faut expliquer le « vivre-ensemble » ! Car c’est ce que nous souhaitons. C’est ce que souhaite une large majorité de la population, toutes religions confondues. Mais c’est ce que justement ne souhaitent absolument pas les religieux radicaux, qui ne veulent vivre qu’entre eux, par la contrainte et la violence si besoin ! Et c’est ce que nous les aidons à faire en acceptant de plus en plus des revendications communautaristes !

Que faudra t-il pour en finir avec un angélisme qui nous mène à notre perte ? Jusqu’où devra t-on aller dans la négation de notre civilisation et de nos valeurs pour enfin réagir ? Jusqu’à quel degré de prosélytisme et de violence faudra t-il arriver pour que nos gouvernants regardent la réalité de la radicalisation, fille du communautarisme, en face ?

Nous ne pouvons plus nous taire. Car se taire, c’est être complice.