Communiqué de Catherine Candela, secrétaire Front National de la 4ème circonscription de Vaucluse.

La presse locale de ce mardi 22 novembre publie des déclarations particulièrement étonnantes de Jacques Bompard au sujet des Primaires de la droite et du centre. En effet, le maire d’Orange se félicite du succès de François Fillon, dont il apprécie le programme « cohérent et ferme », et annonce qu’il ira voter pour lui dimanche prochain.

Jacques Bompard a-t-il la mémoire si courte ? A-t-il oublié que François Fillon a été le premier ministre de Nicolas Sarkozy durant cinq ans, qu’il partage son bilan et donc son désaveu de 2012 ? Sur le plan de la famille, ignore-t-il que c’est sous ce quinquennat que fut introduit l’idéologie du gender dans les manuels scolaires ? Dans le domaine de l’identité, ne sait-il pas que François Fillon s’est prononcé récemment sur RTL pour l’accueil des migrants dans les villages et villes de France, qu’il a affirmé être favorable au port du voile islamique dans l’espace public ? En ce qui concerne l’insécurité, le maire d’Orange est-il frappé d’amnésie qu’il ne se souvienne des 12 000 postes de policiers et de gendarmes supprimés ? Enfin, en politique étrangère, ne sait-il plus que François Fillon est pleinement responsable comme Nicolas Sarkozy de la guerre en Libye et du désastre migratoire qui a suivi et continue massivement aujourd’hui ?

Pour ce qui est du programme du candidat Fillon que Jacques Bompard trouve « cohérent », les Orangeois et les Nord-Vauclusiens apprécieront l’augmentation de la TVA qui frappera les plus pauvres et la fin de l’impôt sur la fortune qui séduira les plus riches. Que penseront-ils aussi de la disparition d’un demi-million de fonctionnaires alors que des territoires comme le nôtre sont déjà frappés par une désertification des services publics ? Quant aux personnes âgées, à qui doivent-elles l’augmentation des impôts et notamment la suppression de la demi-part des veuves, sinon à François Fillon ?

Enfin, pour conclure, on notera que Jacques Bompard avoue ne pas avoir voté au premier tour. Il n’a donc pas voté pour Jean-Frédéric Poisson, pourtant le candidat républicain le plus proche des idées souverainistes, du combat pour la défense de la famille et de la vie. Dans ces conditions, la position que prend aujourd’hui Jacques Bompard ne peut pas apparaître pour autre chose qu’une manoeuvre politicienne, un ralliement au vainqueur, une trahison de la plus grande partie de ses électeurs.