En Vaucluse aussi, nos agriculteurs grondent et leur colère est parfaitement légitime : ils ne peuvent plus exercer leur métier correctement et pire, ils parviennent de moins en moins à en vivre décemment. Leur sort dépend en effet d’une intelligentsia de technocrates, bien au chaud dans leurs ministères, de fonctionnaires européens, tous déconnectés du terrain, adeptes du libre-échange, de la concurrence déloyale et du dumping social, inventant des normes dont l’absurdité le dispute à l’insanité, et de gouvernants sans vision dont les décisions irresponsables pénalisent de nombreux producteurs, telle que celle ayant entraîné l’embargo russe.
Nos agriculteurs gronderont encore plus si la situation perdure, voire se détériore, ce qui ne manquera pas d’arriver sans l’arrêt immédiat des négociations de traités de libre échange, en particulier le TAFTA, sans l’abrogation de la directive détachement, sans la création d’une loi « achetons français » pour « manger français » dans les établissements de l’Etat, les collectivités et les entreprises publiques. Oui, nos agriculteurs risquent bien de semer quelque vent de révolte si une lutte contre les ententes sur les prix entre la grande distribution et les centrales d’achat n’est pas rapidement engagée, si la PAC (qui fait perdre annuellement à la France 8 Mds d’Euros) n’est pas nationalisée, si les sanctions de l’U.E contre la Russie ne sont pas levées et s’il n’est pas établi de traçabilité de la viande et des productions agricoles.
Les grondements des agriculteurs sont à la hauteur de l’impuissance et de l’hypocrisie des gouvernements successifs qui les ont méprisés et qui continuent sournoisement de les trahir. La défense de l’agriculture, la sauvegarde et la mise en valeur des savoir-faire, la préservation des paysages et la sanctuarisation des emplois n’iront de pair qu’avec une France souveraine maîtrisant son destin, en d’autres termes une France Bleu Marine.


Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Secrétaire départemental du FN 84