Communiqué de presse

GROUPE « AVIGNON DEMAIN »

Président de groupe : Philippe LOTTIAUX

Avignon, le 27 juin 2014

On peut penser ce que l’on veut de l’actuel combat des intermittents. Pour d’aucuns, c’est un combat juste permettant de sauvegarder l’exception culturelle française. Pour d’autres, c’est un exemple de conservatisme et de maintien de privilèges que la situation économique de notre pays ne permet plus. La vérité est sans doute, comme souvent, quelque part entre les deux.

Il est certain que le système souffre de certains abus. Mais ces abus sont souvent le fait davantage des sociétés de production et de certains employeurs que des intéressés eux-mêmes. En outre, oui, le régime des intermittents est une condition sine qua non au maintien de notre dynamisme culturel, et l’essentiel des intermittents ne sont ni des profiteurs, ni des millionnaires : ce sont juste des personnes qui tentent, souvent difficilement, de vivre de leur passion.

Cela n’arroge à personne ne droit de prendre une ville, des spectateurs, des confrères, des commerçants en otage. Mardi doit être annoncée la position des salariés du In quant à la tenue du Festival. Nous osons espérer que chacun fera preuve de sens des responsabilités et de respect. Respect des artistes qui veulent jouer. Respect du public. Respect, tout simplement, de leur métier et de la culture.

Olivier Py s’est exprimé avec acuité et dignité sur ce sujet, et je ne peux que partager sa position. Certes, même sans le In, Avignon sera, grâce au Off et à l’association AF&C, la capitale du théâtre durant ce mois de juillet. Mais une capitale à laquelle il manquerait ses monuments.

 

Alors oui, chacun peut se battre pour ce qu’il estime être ses droits. Mais pas à n’importe quel prix. Il est des armes dont l’utilisation se retourne souvent contre leur utilisateur. Le Festival doit se tenir.