Communiqué de presse du collectif Racine 84

POUR UNE UNIVERSITE PONTIFICALE, IL Y A DE QUOI PERDRE SON LATIN …

Voici la conséquence directe et prévisible de la dévalorisation des filières littéraires au sein de l’enseignement général.

Dans la vaste entreprise de redressement de l’Ecole voulue par Marine le Pen et le Front National, nous revaloriserons l’étude des langues anciennes. En effet, dans ses 100 propositions pour l’école, le collectif RACINE propose, au titre de l’égalité des chances, une initiation au latin destinée à tous les collégiens de 5ème ainsi qu’un enseignement obligatoire de latin pour les élèves de 4ème et 3ème se dirigeant vers la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur.

En lycée d’enseignement général, nous proposons d’attribuer 3 Heures hebdomadaires au latin et/ou au grec. L’étude d’une de ces deux langues anciennes sera recommandée en classe de Seconde, optionnelle en filière S et ES, obligatoire en filière Littéraire. Cet enseignement dont les programmes seront définis nationalement sera centré sur l’étude de la langue à laquelle sera articulée celle des textes et de la civilisation. Par ailleurs, la possibilité pour tous les élèves de suivre ces enseignements, quel que soit l’établissement, sera garantie.

Pour mémoire, l’université d’Avignon est une des plus anciennes de France. Elle fut fondée en 1303 par le pape Urbain VIII pour concurrencer la Sorbonne, trop docile vis à vis du roi de France, Philippe le Bel.

Julien LANGARD

Secrétaire département du collectif RACINE en Vaucluse