Ce matin, Roland Aubert, nouveau président du PNR du Luberon, déclarait sur les ondes d’une radio vauclusienne que les élus du Front National lui avaient confié en aparté lors de la dernière assemblée générale du syndicat du parc « qu’ils n’étaient pas contre (le parc) mais qu’ils s’abstenaient (de voter)». Roland Aubert dénonçait ainsi la « politique politicienne » pratiquée par le Front National.
D’une part, les allégations avancées par M.Aubert sont totalement fausses. Si certains élus FN sont allés le féliciter courtoisement pour son élection à l’issue de la séance, ils lui ont en outre précisé que l’élection terminée, ils prendraient bien évidemment part au débat à chaque séance comme ils l’ont toujours fait jusque-là. Ils le feront d’ailleurs avec une vigilance accrue, désormais, compte tenu des tendances affabulatrices du nouveau président.
Les élus du Front National siégeant au PNR du Luberon rappellent que, s’ils n’ont pas pris part au vote au moment de l’élection (ce qui est différent d’une abstention), c’est par souci de cohérence politique. En effet, lorsque l’on dénonce l’existence d’une structure faisant doublon, extrêmement coûteuse pour le contribuable, source de multiples contraintes pour les habitants et rognant toujours plus la souveraineté des communes rurales, on n’en revendique pas la présidence et l’on vote encore moins pour un adversaire.
La politique politicienne est plutôt le fait des partis du système qui ont su s’entendre lors des élections régionales en PACA avec les petits arrangements que l’on peut imaginer : donne-moi la région et je te laisse le parc. D’où, sans doute, l’élection digne d’une république bananière de ce président estampillé PS à la tête du PNR du Luberon.

 
Rémy Rayé, Conseiller départemental de Vaucluse, pour le groupe Front National du Syndicat du Parc Naturel Régional du Luberon