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Question n° 21-00623

Mme Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur la recrudescence des vols de récoltes, d’animaux et de matériel agricole en secteur rural. Depuis 2013, dans le seul département du Vaucluse, 4 tonnes d’ail ont été dérobées à PIOLENC, 6 tonnes de blé à VALREAS, la quasi-totalité d’un cheptel de poules pondeuses à VILLENEUVE LEZ AVIGNON, 200 kg de raisin à MAZAN et, tout récemment, 800 kg d’ail à BEDARRIDES. Cette énumération non exhaustive de vols en gros ne doit pas masquer les innombrables autres larcins commis en toute impunité et dont sont régulièrement victimes les agriculteurs : libre-service dans les champs, vols de matériel de clôture ou de carburant… Il va de soi que les produits volés sont destinés à alimenter des marchés parallèles, au détriment des producteurs. Face à cette nouvelle forme d’insécurité, les agriculteurs tentent de se protéger en investissant dans des systèmes de protection passive (vidéosurveillance, alarmes) voire, selon l’aveu de certains, par la défense armée. Le plan d’action gouvernemental de septembre 2013 ayant instauré une procédure d’alerte par SMS et impliqué davantage la gendarmerie, est loin de donner satisfaction, au regard de l’ampleur prise par ce phénomène. Dans ce contexte, il y a fort à craindre que des agriculteurs, excédés de se voir continuellement ravir le fruit de leur travail, commettent l’irréparable, à l’instar d’autres professionnels particulièrement exposés tels que les bijoutiers. La politique gouvernementale de prévention contre ce fléau ayant montré ses limites, elle lui demande s’il envisage, en liaison avec le ministre de l’intérieur et le Garde des Sceaux, de porter désormais la lutte sur le terrain de l’action, en renforçant la présence policière aux périodes critiques, et sur celui de la répression pénale.