Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de révision de la Constitution ce mercredi 10 février.
Voilà des semaines que le débat politique s’épuise autour de cette réforme médiatique pour dissimuler tant bien que mal aux Français l’incapacité du gouvernement à juguler la submersion migratoire et les menaces du terrorisme islamiste.
Le Front National est évidemment favorable à l’utilisation de la déchéance de nationalité à l’égard des terroristes qu’ils soient nés Français ou naturalisés ainsi qu’à leur expulsion. Néanmoins, la réforme constitutionnelle telle qu’elle est proposée relève du parfait enfumage.
La Constitution prévoit que la nationalité appartient au domaine de la loi, il aurait donc suffit d’une simple réforme législative pour adapter les cas de déchéance au nouveau visage du terrorisme perpétré au nom de l’organisation Etat islamique. A ce titre, il aurait été judicieux de supprimer les limites temporelles à la déchéance des Français terroristes naturalisés.
Au lieu de cela, le nouveau texte restreindra la possibilité de déchoir un terroriste et surtout aboutira à faire de cette sanction une simple peine complémentaire prononcée par un juge et non plus une décision du gouvernement prise par décret ! Une belle façon pour le gouvernement de se laver les mains manquant trop de courage pour prendre de telles décisions.
Par ailleurs, la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence est tout aussi inutile. Cette disposition fut utilisée trois fois sans difficulté notamment lors des émeutes de 2005 et jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel.
Les Français ne veulent pas de réformes tapageuses mais courageuses, à l’exemple de la suppression de l’acquisition automatique de la nationalité et de la notion de double-nationalité , de la restauration des contrôles aux frontières, d’une réévaluation des moyens de nos forces armées et de sécurité, de la fermeture des mosquées où se prêche la haine et de l’expulsion des imams radicaux.