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Il faut reconnaître que M. Chabert, président du Conseil départemental de Vaucluse, ne manque pas de talent pour faire prendre, aux citoyens de ce département, des vessies pour des lanternes.

On le croit de droite ? Il gouverne à gauche, tout comme la gauche, avec la gauche. Pourvu que ça dure, doit-il se dire.

La polémique des migrants de Bonpas nous révèle, chaque jour un peu plus, ce talent caché.

Nous ne nous étendrons pas sur ce miraculeux vote de la semaine dernière en commission permanente : 16 voix pour l’accueil des migrants (12 de gauche, 4 de droite dont la voix prépondérante du président Chabert), 16 voix contre (6 FN, 4 LDS, 6 droite), 2 abstentions. A se demander, si l’on ne s’est pas entendu au préalable à « droite » : toi tu fais le méchant, moi je fais le gentil ! C’est une hypothèse, pas une affirmation… Une « droite », à la fois souple et solide…

Mais le talent de M. Chabert confine au grand art, les mauvaises langues diront au « foutage de gueule », quand on lit sa déclaration dans La Provence du 3 juin. « Contrairement à ce que dit le Front National, pas un euro du contribuable départemental ne sera investi dans ce projet, puisque cette opération est conduite par la préfecture de Vaucluse et non par le Conseil départemental ». Phrase magique qui n’est pas sans rappeler celle de François Hollande : «  Ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye… ».

Et notre transformateur de vessies en lanternes de poursuivre : « Contrairement à ce que dit le Front National, il n’est pas question de faire venir de nouveaux réfugiés en Vaucluse mais d’héberger provisoirement des personnes et des familles déjà présentes sur notre territoire à la demande du représentant de l’Etat dans le département… ».

On sait très bien que cet hébergement « provisoire » de réfugiés dans le Vaucluse s’inscrit dans la politique du gouvernement Valls de répartir sur tout le territoire français les migrants entrés clandestinement sur le territoire de la République, notamment ceux qui se sont regroupés dans la région de Calais. Dans la plus grande dissimulation, la dissémination ! De quoi alimenter l’appel d’air…

La dissémination de clandestins qui, du reste, pour l’immense majorité d’entre eux, ne sont pas des « réfugiés » comme l’affirme, faussement patelin, M. Chabert.

Un mot tout de même sur le « provisoire ». Un provisoire qui est appelé à durer, n’en doutons pas. A Carpentras, M. Adolphe, le maire socialiste, affirmait le 4 février dernier au micro de France Bleu que les 25 « réfugiés » (dont aucun ne provient d’un pays en guerre) ne resteraient que 2 à 4 mois. Faites le compte : nous sommes le 3 juin et ces « réfugiés » sont toujours là !

L’acte 2 de cet accueil « provisoire » de personnes du sexe masculin, sera à terme l’accueil des familles, au nom du regroupement familial qui nous est imposé par l’Union européenne. Passons sur l’octroi des avantages sociaux.

Acte 3, la naturalisation.

Acte 4, de nouveaux électeurs éternellement reconnaissants à la gauche et à ce qui ressemble et s’assemble à la gauche.

Mais revenons à la déclaration de M. Chabert dans La Provence. Il s’agit donc d’accueillir des familles. Dont acte. De les installer dans un bâtiment qu’il n’est pas question de réhabiliter, contrairement à ce que nous avons affirmé. Re dont acte !

Une question nous vient alors à l’esprit : est-ce que M. Chabert est allé sur les lieux comme les élus du Front National l’on fait avec la presse le 2 juin dernier ? M. Chabert imagine-t-il installer, même provisoirement, des familles dans un bâtiment laissé à l’abandon depuis des années, situé en bordure immédiate d’une route passante, loin de toutes commodités ? Soit M. Chabert ne nous dit pas tout sur ce dossier, soit M. Chabert ne connaît pas le patrimoine de son département, soit enfin, M. Chabert n’est pas le grand humaniste qu’il veut nous faire croire qu’il est.

Incontestablement, M. Chabert, aux ordres du gouvernement socialiste, compte installer en Vaucluse les clandestins dans un provisoire qui dure.

Georges Michel, secrétaire départemental adjoint du Front National de Vaucluse