Communiqué de Catherine Candela, responsable de la 4ème circonscription de Vaucluse
et Alex Verrier, responsable de la commune de Vaison-la-Romaine

Emmanuel Macron a annoncé il y a quelques jours lors des Etats généraux de l’alimentation plusieurs mesures visant à rééquilibrer les prix entre producteurs, industriels et distributeurs, dans un sens plus favorable aux agriculteurs. Les récentes crises du secteur porcin ou laitier ont mis en évidence des distorsions caractérisées par des chiffres éloquents : un agriculteur sur cinq perd de l’argent en travaillant, un sur trois gagne moins de 350 € par mois.

Garantir aux agriculteurs un prix minimum d’achat de leur production, ce n’est rien que du bon sens contre lequel on ne peut aller.

Mais « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » aurait dit Bossuet.

En effet dans un système concurrentiel de marchés européens totalement ouverts, qu’est-ce qui peut empêcher les distributeurs de se fournir à l’étranger à des prix bien plus attractifs ? Le problème demeure donc entièrement.

Tant que M.Macron ne remettra pas en cause le libre-échange total prôné et institué par l’Union européenne, les exploitations agricoles françaises fermeront, les agriculteurs se suicideront, et la France continuera de perdre de son autonomie alimentaire.