Question n° 28-00347 du 11 juillet 2013

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’intérieur sur la polémique relative à l’organisation de « la nuit du Ramadan » dans l’enceinte de l’Hôtel de Ville de Paris. La loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 entend pacifier la vie politique française en distinguant la sphère publique de la sphère religieuse, cette dernière se voyant cantonnée à l’espace privé. Le ministère des cultes fut supprimé par cette loi, dont les compétences furent transférées au ministre de l’intérieur. Si l’article 1 de la dite loi garantie la liberté de conscience, son l’article 2 dispose que « la République ne reconnaît […] ni ne subventionne aucun culte. » Depuis 2001, la mairie de Paris accueille et finance, cette année encore à hauteur de 100 000€, l’événement faisant polémique, axé autour d’un « Iftar léger », c’est-à-dire le repas de rupture du jeûne dans le culte musulman. Cet événement relève d’un caractère spécifiquement religieux et la participation de la Mairie de Paris s’apparente à une subvention déguisée d’un culte. Le ministre de l’intérieur se voit être l’interlocuteur privilégié des différents cultes et un garant incontournable de la laïcité dans notre pays. Il lui est demandé s’il compte prendre la mesure d’une telle atteinte méconnaissant gravement le principe constitutionnel de laïcité affirmée par la loi de 1905, comme le relevait déjà en 2011 le préfet de police de Paris, et s’il peut préciser la politique mise en œuvre pour garantir le respect de la laïcité sur le territoire et dans les institutions de la République.

http://www.marionlepen.fr/nuit-du-ramadan-a-la-mairie-de-paris-et-laicite-marion-marechal-le-pen-interroge-manuel-valls/