Dans un souci de transparence et animés d’une volonté d’opposition constructive, Marion MARECHAL-LE PEN et les élus du Front National au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur proposent à Christian ESTROSI la création d’une commission thématique consacrée à l’évaluation des politiques régionales. L’opposition serait alors prête à désigner l’un des siens afin de présider cette commission.

Cette proposition s’inspire d’une pratique en vigueur à l’Assemblée nationale où le président de la Commission des finances appartient à l’opposition, au Sénat où ce poste échoit à une sénatrice issue de l’opposition sénatoriale ou encore à la Cour des Comptes à la tête de laquelle avait été nommé un député opposé au Président de la République de l’époque.

En Normandie, la présidence de la Commission des finances a également été proposée par l’exécutif LR à un membre de l’opposition socialiste. En Bretagne, c’est à un conseiller régional LR que cette fonction a été proposée par l’exécutif régional socialiste. En Ile-de-France, lors de la dernière mandature régionale, il en a été de même.

Les élus du Front national n’imaginent pas un seul instant que cette pratique de contrôle et d’évaluation puisse être réservée à l’entre-soi UMPS. Ils ne peuvent pas imaginer non plus que Christian ESTROSI puisse mépriser ouvertement plus de 45% des électeurs qui se sont exprimés le 13 décembre dernier alors qu’il fait une place de choix à ses amis socialistes qui n’ont tout simplement pas été élus.

C’est donc dans un esprit démocratique que les élus du Front National décident de tendre la main à Christian ESTROSI afin de permettre l’expression de l’opposition élue par les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur et veiller en leur nom à une gestion impartiale et rigoureuse des deniers publics .

Communiqué de presse de Franck ALLISIO, Porte-Parole du Groupe Front National à la Région PACA