Question écrite de Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de M. le ministre de la défense au sujet du projet de fusion Nexter-KMW.

Après plusieurs mois de négociations, la signature devant sceller le rapprochement entre Nexter, groupe industriel français d’armement, et son concurrent allemand Krauss-Maffei-Wegmann (KMW) devrait donner naissance à une nouvelle structure européenne dénommée Kant.

Malgré l’équilibre exigé par l’Exécutif français, détenteur exclusif de Nexter, et les actionnaires familiaux de KMW, cette fusion engendre de multiples inquiétudes, tant pour la pérennité des emplois concernés que pour la sauvegarde de la souveraineté militaire et de l’industrie d’armement de notre pays. En effet, la concurrence entre gammes de produits (notamment entre blindés), le refus de Berlin de vendre à des pays clients de Nexter ou encore les doublons de postes résultant de la fusion, constituent autant d’éléments à même de fragiliser l’industriel français au risque d’entrainer la suppression de nombreux emplois. Par ailleurs, basée aux Pays-Bas, cette nouvelle entité Kant échapperait progressivement au contrôle de l’Etat français, à l’avantage de la partie allemande.

La consolidation industrielle européenne invoquée par les initiateurs du rapprochement Nexter-KMW ne doit pas se faire au détriment de la valeur de l’entreprise française ni d’un moins-disant social. C’est pourquoi, elle demande quels sont les moyens que le gouvernement entend développer pour maintenir les emplois du groupe industriel Nexter et assurer le contrôle de l’Etat français pour préserver les intérêts souverains de notre pays en matière d’armement.