Communique de presse de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard

Projet de loi de finance 2017 : un budget de Pinocchio

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre la première partie du budget de finances 2017, mardi 25 octobre.

Le gouvernement n’en finit plus de gruger les Français avec des statistiques économiques irréalistes qui n’effacent ni  la hausse record de la dette publique ni son incapacité à enrayer le chômage. Les quelques marronniers électoraux, à l’image de la hausse du point d’indice des fonctionnaires, rendent caduc le plan de 50 milliards d’économies prévu pour la période 2015-2017.

Le CICE, grand plan du quinquennat socialiste pour aider les entreprises, n’aura pas résorbé l’injustice fiscale entre les TPE-PME et les grandes entreprises. Cibles initiales du dispositif, les PME n’ont représenté qu’un tiers des dossiers de créance et le CICE n’a pas engendré d’impact positif sur leurs capacités d’investissements. Le gouvernement n’aura engagé aucune réforme de simplification administrative pour libérer les PME et relancer l’embauche. Au contraire, les socialistes imposent une nouvelle contrainte aux entreprises par le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source. Les chefs d’entreprises n’ont pas les outils administratifs pour assurer une mission normalement dévolue à l’Etat. Le gouvernement tente de diluer les hausses d’impôts à venir et de faire de l’employeur le réceptacle du mécontentement des salariés face au matraquage fiscal imposé par l’Etat.

La baisse de l’impôt sur le revenu est un écran de fumée qui tente de faire oublier les 35 milliards de prélèvements supplémentaires depuis 2012 infligés aux ménages et l’abaissement du plafond du quotient familial. Depuis l’ère Hollande, les classes moyennes doivent supporter tous les efforts fiscaux exigés de Bruxelles et des Socialistes.

La réduction de la dette publique est impérative pour réduire notre dépendance vis-à-vis des créanciers étrangers et notamment des pétromonarchies du Golfe. Cela passe par l’instauration d’une politique souveraine basée sur la priorité nationale et le patriotisme économique.