COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARION MARÉCHAL-LE PEN

Mercredi 26 février 2014

Prenant acte avec dix-huit ans de retard des détournements de la directive détachement des travailleurs, qui a livré des pans entiers de notre économie à la concurrence déloyale des pays européens à bas niveau de protection sociale, le groupe socialiste à l’Assemblée a proposé quelques mesures d’urgence.

Liste noire des entreprises condamnées, responsabilité du donneur d’ordre final et application du droit social national aux entreprises de transport :  telles sont les principales dispositions de leur texte.  L’argumentation développée précise que le droit national est aujourd’hui la meilleure réponse aux abus constatés :  dommage que la gauche n’élargisse pas ce constat judicieux à d’autres domaines !

Dans la ligne d’opposition constructive que je me suis fixée, et n’étant pas favorable à la politique du pire, j’ai voté pour ces mesures, dans l’intérêt des salariés et des entreprises françaises.

Néanmoins, on nous présente comme une avancée spectaculaire le seul fait de lutter contre les violations de la loi et de contraindre à son respect, or c’est bien la moindre des choses.  Ce ne sont pas seulement les détournements de la directive de 1996 qu’auraient dû combattre les élus socialistes mais son principe même.

Je continuerai donc à la dénoncer comme un outil majeur de concurrence déloyale, d’injustice sociale et une véritable fabrique à chômeurs.