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Mme Marion Maréchal-Le Pen alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur développement de l’islam radical dans le milieu carcéral.
Le 19 mars 2012, Mohamed Merah concluait son combat haineux par une tuerie à caractère antisémite devant un collège israélite. Deux ans après, Mehdi Nemmouche, lui aussi de nationalité française, est l’auteur d’une fusillade dans un musée juif de Bruxelles. Les similitudes entre les deux individus sont troublantes : multirécidivistes condamnés à plusieurs peines fermes et fichés par les services de renseignement français. Le foyer commun à leur engagement terroriste est la prison. Par conséquent, les moyens d’actions de l’État font preuve d’une inquiétante perfectibilité lors de l’encadrement du séjour en prison.
Depuis plusieurs années, le taux de prisonniers musulmans est en constante augmentation, dépassant allègrement la moitié de la population carcérale. Selon un récent rapport rendu au ministère de la Justice par le sociologue et directeur de recherche à l’EHESS Farhad Khosrokhavar, 400 radicaux islamistes peuplent nos prisons. Des groupes islamistes structurés exercent en toute impunité un prosélytisme haineux derrière les barreaux auprès des détenus psychologiquement faibles. Près de la moitié des individus incarcérés pour terrorisme, considérés comme criminels de droit commun, continuent leur combat en se livrant au prosélytisme intégriste. Les établissements pénitenciers interdisent les mouvements collectifs religieux animés par des meneurs extrémistes non encadrés. Néanmoins, les surveillants sont désarmés face aux attitudes individuelles d’activités ou de replis intégristes religieux. La radicalisation individuelle (sur la base d’une évolution vestimentaire, comportementale, par des appels collectifs à la prière) est certes notée et signalée à la DCRI mais pas réprimée. Les établissements carcéraux, manquant de moyens humains, ne sont pas tous confrontés au même degré d’importance d’islamisation radicale. Elle voudrait savoir si un arsenal humain et pénal sera mis en place pour répondre aux radicalisations individuelles et collectives constatées par le personnel pénitencier. Par ailleurs, elle demande si les terroristes islamistes et les individus répertoriés comme radicaux islamistes seront isolés afin de mettre fin à une mixité carcérale perçue comme un vivier prolifique pour les recruteurs des cellules du djihadisme.