14632885_849405031828569_7742750475028198392_n-1

UE- Europe

L’Union européenne n’est pas l’Europe, c’est une organisation politique qui ne recouvre pas l’Europe historique avec son territoire géographique délimité, charnel, marqué par une histoire bimillénaire et foyer de plusieurs civilisations (latines, slaves, germaniques, anglo-saxonne…) trouvant leur socle unitaire dans l’helléno-christianisme.

Combattre l’Union européenne, ce n’est pas rejeter sa civilisation ou simplement l’idée européenne de la coopération.

Il n’y a pour s’en convaincre qu’à regarder l’organisation territoriale vers laquelle nous pousse  l’UE : un grand marché européen divisé en grandes régions et en métropoles. La réforme territoriale des socialistes n’a pas eu d’autres objectifs que de répondre à cette injonction de Bruxelles. Des régions administratives artificielles, sans aucune cohérence historique ou géographique, amenées à disposer de pouvoirs de plus en plus importants et qui dorénavant mènent leur propre politique internationale.

Quel est l’objectif de l’Union européenne ? Affaiblir l’échelon national par  son contournement en permettant à ces régions de traiter directement entre elle ou avec l’Union européenne. Déjà plusieurs projets sont à l’étude en vue de fabriquer des régions transnationales qu’il s’agisse de l’Alsace avec l’Allemagne ou du Pays basque avec l’Espagne. Il s’agit ainsi de briser la résistance nationale, dernier rempart au projet fédéraliste, en démantelant ses frontières et en vidant l’Etat de sa souveraineté : vers le haut, c’est-à-dire vers l’Union et vers le bas, c’est-à-dire vers ces nouvelles régions.  C’est par ce biais que l’Union européenne cherche à faire avancer le projet fédéral européen qui signera la mort des Nations.

Pour comprendre ce mécanisme, il faut revenir à la matrice originelle de cette Union européenne.

Dans les années 50, c’est l’Allemagne qui sollicitait une fédération européenne : la France à l’ouest redevenait une puissance encombrante et l’Allemagne voulait l’affaiblir politiquement. Une Union débutant sur des bases économiques permettait donc de réintégrer l’Allemagne dans le concert des Nations sans brusquer ses anciens ennemis. En France, cette idée fut portée par Jean Monnet et Robert Schumann dont les soutiens financiers sont à trouver outre-atlantique : avec le comité américain pour l’Unité européenne qui se faisait une spécialité de financer les mouvements fédéralistes en Europe de l’ouest, parmi lesquels le plus célèbre d’entre eux : le Mouvement européen. Quant à Monnet, considéré par les Américains comme le père fondateur de la Communauté  européenne et décoré pour cela par JF Kennedy, était proche de la CIA, ce qui n’était pas sans agacer de Gaulle.

De leur côté, les Américains, après avoir lié les Etats d’Europe au sortir de la guerre avec leur plan Marshall, avaient quartier libre pour endiguer la menace communiste. Une communauté européenne à l’ouest était donc le meilleur outil pour éviter le risque d’hégémonie communiste.

Aujourd’hui que font les Etats-Unis ? Ils pressent les Etats d’Europe centrale et de l’est à adhérer au projet européen pour restaurer une doctrine de « containment » qui ne dit pas son nom. La nouvelle menace c’est Poutine et sa vision d’un monde multipolaire. Ces nouveaux Etats, absorbés par l’UE, sont ensuite logiquement absorbés par l’OTAN qui y développe ses bases et son système de défense  anti-missile balistique sous l’égide des Etats-Unis.

L’union européenne n’est donc pas née par un acte de paix mais bel et bien dans un contexte de guerre froide : elle était une arme aux mains des Etats-Unis comme elle le reste aujourd’hui face à la Russie, le conflit ukrainien en étant une flagrante illustration.

L’Union européenne est dangereuse car sa diplomatie est à rebours de la tradition diplomatique française.

L’Union européenne a tendance à attirer le regard de la France hors de ses zones d’influence traditionnelles. Depuis que l’intégration européenne s’est accélérée, la France s’est détournée de l’Afrique et de l’espace francophone. Par ailleurs, les aides françaises se noient dans des canaux européens dits multilatéraux, qui brouillent les priorités et les perspectives françaises vis-à-vis des Etats francophones. Ce qui provoque une perte d’influence mais aussi de confiance de nos partenaires francophones qui ont vite fait de se tourner vers les USA et la Chine.

La France se retrouve à la solde d’une grande puissance, les Etats-Unis : reproduisant son interventionnisme forcené, son refus d’un monde multipolaire et ses alliances sunnites. Cette tendance s’est renforcée depuis la fin de la présidence Chirac et est devenue la norme des conseillers du Quai d’Orsay depuis le quinquennat Sarkozy : la France multiplie les interventions et devient la championne du néo-conservatisme.

Notre pays abandonne ainsi sa position de non-aligné : la tradition de la Vème république instituait la France comme guide des petits Etats non alignés. Le principe fondamental de la tradition diplomatique française était l’équilibre. Mais rien ne peut se faire sans indépendance, cette indépendance qui fut le maître mot de tous les grands hommes qui ont marqué le 20ème siècle français.

Force est de constater que nous sommes en rupture complète avec ces traditions.

L’Union européenne c’est aujourd’hui une histoire de business et de mensonge. Le business de la Finance et des entreprises internationales qui voient une aubaine dans la multiplication des traités de libre-échange bien au delà des frontières européennes. TAFTA, CETA qui  mettent en danger nos normes, justice privée qui jugera les litiges entre Etats et multinationales et condamnera ces Etats. Le gouvernement socialiste n’a pas le pouvoir d’arrêter les négociations du TAFTA, quoiqu’il en dise…