Marion Maréchal-Le Pen alerte M. le ministre de l’Intérieur sur la recrudescence des attaques contre les forces de l’ordre au mois de juillet.
Le mois de juillet fut le théâtre de faits de violences particulièrement nombreux à l’encontre des forces de l’ordre. Pas moins de 19 commissariats, gendarmeries et bâtiment de peloton de CRS ont été attaqués par des délinquants très souvent mineurs, principalement dans les « zones urbaines sensibles » des régions parisienne et lyonnaise. Une dizaine de bâtiments publics ont subi des tirs de mortiers et d’artifices, deux d’entre eux ont été incendiés, d’autres assiégés durant des heures par des individus armés de lance-pierres et de cocktails Molotov ; sans compter les lynchages de policiers à Sète et en Seine-et-Marne.
Le degré de violence toujours plus élevé de ces attaques planifiées pendant lesquelles les émeutiers vont jusqu’à agresser les pompiers dépêchés sur place, et leur prolongement des heures durant, sont les signes d’une radicalisation de la violence urbaine. Les émeutiers sont mués par la volonté d’éradiquer les derniers symboles de l’Etat encore présents dans ces zones de non-droit gangrenées par les trafics illicites en tout genre.
Ces graves atteintes à l’intégrité physique des agents des forces de l’ordre, à l’autorité de l’Etat français et aux symboles de la République, n’ont entrainé que très peu de réactions du gouvernement et de couverture médiatique.
C’est pourquoi elle demande aux pouvoirs publics de communiquer avec transparence les statistiques relatives aux violences de toute nature à l’encontre des forces de l’ordre. Par ailleurs elle souhaite savoir si des mesures particulières seront mises en place contre les délinquants, notamment les mineurs, qui s’attaquent aux forces de sécurité publique.