Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de redécoupage des régions lors du scrutin intervenu le mardi 25 novembre.
Pendant des mois, l’UMPS s’est adonné à un charcutage en règle au mépris des réalités historiques, géographiques et culturelles du territoire métropolitain. Le peuple a été sciemment écarté d’une réforme qui le concerne au premier chef. Ce projet s’est basé sur de faux arguments afin de satisfaire aux exigences de la Commission européenne : nos régions ne sont pas plus vastes et plus nombreuses que celles de nos voisins européens et aucune économie d’échelle ne résorbera l’hémorragie financière. Au contraire, la rémunération des élus, du personnel et les coûts de logistique augmenteront substantiellement.
Les Euros-régions technocratiques, déconnectées des bassins de vies, vont déstructurer l’équilibre territorial : les services publics concentrés dans les métropoles renforceront l’abandon des zones rurales déjà soumises à la paupérisation, à l’exode des jeunes et au démantèlement d’équipements assurant l’équilibre entre monde rural et urbain. La loi du marché régira l’organisation territoriale !
Ce texte est la première étape vers une plus grande autonomie politique des régions, la disparition progressive des départements et la montée en puissance des métropoles et des intercommunalités. Tenant compte des échecs successifs de cette décentralisation, le Front National continue de défendre le triptyque Etat-département-commune, gage de proximité et d’efficacité, dans le cadre d’une grande réforme territoriale clarifiant les compétences des différents échelons, préservant l’équilibre entre les territoires ruraux et urbains et abaissant les effectifs des fonctionnaires territoriaux.