Communiqué de presse – Paris – 16 décembre 2014

Mardi 16 décembre, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre la réforme de l’asile.
Ce projet de loi est le pur produit de trois directives européennes transposées en droit français. Les socialistes ont pu défendre avec zèle une réforme qui passe à côté du problème majeur.
Aujourd’hui l’asile n’est plus le régime d’exception permettant aux persécutés de ce monde d’être accueillis chez nous mais une véritable filière d’immigration bis.
En effet, cette filière qui coute près d’un milliard d’euros par an aux contribuables, est totalement saturée. Les demandes ont crû de 86.5% en 6 ans pour atteindre le nombre de 66 000 demandeurs en 2013. 30 000 dossiers sont en attente et l’examen de la demande devant l’OFRPA et la CNDA dure deux ans en moyenne. Pire encore, bien que 80% des demandeurs soient déboutés, moins de 5% d’entre eux quittent effectivement le territoire. Autrement dit, l’immense majorité des recalés au droit d’asile reste en France.
L’objectif affiché de la réforme était de diminuer la durée de procédure. Pour autant, les socialistes ont multiplié les droits et alourdi la procédure laissant à craindre que l’effet produit soit exactement inverse. Ainsi le délai légal de dépôt d’une demande, une fois entré sur le territoire, est passé de 90 à 120 jours, le recours suspensif a été systématisé et l’aide juridictionnelle généralisée.
De plus, le gouvernement envoie un nouveau signal d’appel en élargissant le droit au regroupement familial.
Dans ces conditions, l’augmentation dérisoire des centres d’hébergement d’urgence sera immédiatement insuffisante.
Cette réforme idéologique, déconnectée des réalités d’un monde gangréné par la guerre et la faim, aura pour effet de fabriquer des clandestins, de décrédibiliser les décisions administratives et de saturer les structures consacrées à l’accueil des migrants. Le budget du programme « Asile », comprenant l’hébergement d’urgence, les CADA et l’allocation pour demandeurs va exploser si les déboutés et les fraudeurs ne sont pas expulsés sans délai après le rejet de leur demande.
Il est urgent de sortir du carcan européen pour retrouver la maitrise de notre politique migratoire et d’asile afin de la réserver aux véritables nécessiteux sous peine de voir notre système d’asile imploser.